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Inde des mille et une pages

Petite somme et bibliographie

Ewa Tartakowsky and Viviane Tourtet

L’Inde illumine et hante l’imaginaire occidental. Exotique et merveilleuse, diverse à l’infini, multiple par excellence, elle cristallise à profusion l’altérité, dans toutes ses dimensions : images et représentations, croyances et cultes, savoirs ésotériques du corps, santé et sexualité, langues et castes… Aucune surprise donc à ce que les travaux scientifiques, le récit de voyage, la production littéraire se soient de longue date emparés du sujet et aient confié au monde éditorial la traduction livresque de ces mille et une « merveilles ».

Ce volume collectif présente cet état des lieux de l’édition française sur l’Inde. De nombreuses références bibliographiques réunies concernent les ouvrages en français, publiés en France depuis 1947 jusqu’à 2017, présentés par thèmes : société, histoire, religions, philosophies, littérature ancienne, moderne et contemporaine, arts sous toutes leurs formes, économie, environnement, médecines traditionnelles. Dix-sept universitaires, chercheurs et spécialistes – indiens ou français – éclairent d’une introduction chacune des thématiques retenues.

Cet ouvrage s’adresse donc à un vaste public : chercheurs, étudiants, futurs ou anciens voyageurs de ce subcontinent ou simplement amoureux des lettres. Une première édition qui ne manquera pas d'être complétée dans les années à venir.

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Cinéma (Ophélie Wiel)

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Cinéma

Ophélie WIEL

En 2013, le cinéma indien a fêté son centenaire. Qu’y a-t-il de commun entre le dernier blockbuster des studios de Bollywood, PK (Rajkumar Hirani, 2014), comédie moquant (gentiment) les religions, et Raja Harishchandra, le premier long métrage indien de Dadasaheb Phalke réalisé en 1913 et inspiré du livre sacré des hindous, le Mahābhārata ? On serait tenté de dire : « rien ». On aurait tort. Si le septième art a autant de succès auprès du public indien et ce, presque dès les origines, c’est qu’il est arrivé sur le sous-continent comme une évidence. Certes, les foules auraient eu, comme à Paris, quelques réactions de surprise et d’horreur devant les premières démonstrations du cinématographe des Lumière, à la fin du XIXe siècle. Mais, alors que les films « indigènes » s’emparent progressivement, dans les années 1910, des histoires mythologiques indiennes, le public est rapidement conquis. Il s’y retrouve et s’y conduit comme il irait au théâtre populaire, avec pour seule différence que l’estrade est à présent un écran.

C’est avec le cinéma parlant que le cinéma indien naît véritablement dans les années 1930, car il y est enfin possible de retrouver la tradition culturelle millénaire indienne, celle du tamasha : un spectacle époustouflant, festif et… dansé. Le film à « formule » voit alors le jour, qui doit satisfaire tous les...

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