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Sagesse et résistance dans les littératures francophones

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Edited By Marc Quaghebeur

Après avoir abordé les modalités des relations entre Violence et Vérité dans les littératures francophones, ce volume s’attache à des formes littéraires de Résistance. Celles-ci entendent souvent dépasser les réponses purement violentes et manifester ainsi leur refus de l’assujettissement, par des Sagesses – répliques souvent plus subtiles à la barbarie et à la domination. Elles circonviennent beaucoup mieux l’adversaire, comme le « sujet supposé savoir » dont parlent les psychanalystes. Ce parcours se fait au travers de textes francophones venus de latitudes très diverses : du Vietnam au Liban, du Maghreb à l’Afrique centrale, de la Suisse et de la Belgique aux Amériques. Ce faisant, c’est à un florilège d’esthétiques diverses que se voit convié le lecteur. Ce livre touche en effet aussi bien au symbolisme qu’à la postmodernité, en passant par les grandes voix du Maghreb ou des Antilles dans le contexte du dernier demi-siècle. Le propos ne s’organise pas pour autant en fonction des aires géographiques. Il montre que les soi-disant opacités francophones, leurs poét(h)iques, leurs hybridations ou leurs chemins de traverse constituent toujours des réponses à des situations historiques. Elles sont, qui plus est, très révélatrices de la dynamique du système franco-francophone. Trente-cinq études, pour ce faire, et qui font saisir de près le fait que ces œuvres sont loin d’être périphériques.

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La Gazelle et le Léopard : la sagesse comme arme de résistance contre la violence coloniale. Sans rancune de Thomas Kanza (Émilienne Akonga)

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La Gazelle et le Léopard : la sagesse comme arme de résistance contre la violence coloniale

Sans rancune de Thomas Kanza

Émilienne AKONGA

Institut supérieur pédagogique de la Gombe (Kinshasa – République démocratique du Congo)

Autobiographie romancée, le récit de Sans rancune présente la trajectoire de l’un des premiers intellectuels du Congo belge. Après ses études secondaires à la colonie scolaire de Boma, Gabriel Kabuku rentre à Bembe, son village natal, qui est aussi le chef-lieu du territoire du même nom. Engagé comme secrétaire de l’administrateur du territoire, il se trouve le témoin privilégié des rapports clivés entre les colons blancs et les colonisés noirs. Notable indigène, son père Mabwaka affronte sans peur les colons dont il dénonce les injustices et les dérives autoritaires, ou invite à reconnaître les mérites. Auprès de son père et à travers ses échanges avec le prêtre missionnaire des lieux1, Kabuku analyse les coulisses de la société coloniale, cherchant, d’une part, à distinguer le bon du mauvais Blanc, et d’autre part, les vérités essentielles et les règles sur la base desquelles il serait possible de bâtir une société plus humaine et plus juste pour tous. ← 373 | 374 → À sa mort accidentelle, son père lui laisse son testament : sans distinction de race, il faut réserver l’honneur et l’estime à qui...

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