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Sagesse et résistance dans les littératures francophones

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Edited By Marc Quaghebeur

Après avoir abordé les modalités des relations entre Violence et Vérité dans les littératures francophones, ce volume s’attache à des formes littéraires de Résistance. Celles-ci entendent souvent dépasser les réponses purement violentes et manifester ainsi leur refus de l’assujettissement, par des Sagesses – répliques souvent plus subtiles à la barbarie et à la domination. Elles circonviennent beaucoup mieux l’adversaire, comme le « sujet supposé savoir » dont parlent les psychanalystes. Ce parcours se fait au travers de textes francophones venus de latitudes très diverses : du Vietnam au Liban, du Maghreb à l’Afrique centrale, de la Suisse et de la Belgique aux Amériques. Ce faisant, c’est à un florilège d’esthétiques diverses que se voit convié le lecteur. Ce livre touche en effet aussi bien au symbolisme qu’à la postmodernité, en passant par les grandes voix du Maghreb ou des Antilles dans le contexte du dernier demi-siècle. Le propos ne s’organise pas pour autant en fonction des aires géographiques. Il montre que les soi-disant opacités francophones, leurs poét(h)iques, leurs hybridations ou leurs chemins de traverse constituent toujours des réponses à des situations historiques. Elles sont, qui plus est, très révélatrices de la dynamique du système franco-francophone. Trente-cinq études, pour ce faire, et qui font saisir de près le fait que ces œuvres sont loin d’être périphériques.

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Sagesse et résistance, deuil et écriture Comment j’ai vidé la maison de mes parents de Lydia Flem (Susan Bainbrigge)

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Sagesse et résistance, deuil et écriture

Comment j’ai vidé la maison de mes parents de Lydia Flem1

Susan BAINBRIGGE

Université d’Édimbourg (Écosse – Grande-Bretagne)

Le thème « sagesse et résistance » se prête bien, et à plusieurs égards, à une analyse de la publication de Lydia Flem, Comment j’ai vidé la maison de mes parents. Considérons tout d’abord le contexte historique du récit – le mot « résistance » étant souvent associé à la période de la Seconde Guerre mondiale en termes de réaction à l’Occupation nazie –, ensuite, les rapports entre archive et sagesse, et enfin, des lectures possibles du texte en partant d’une exploration psychanalytique liée à la notion de « résistance ». Flem nous invite à l’accompagner dans son voyage intérieur, et à la suivre dans le témoignage qu’elle livre d’une période occultée, à savoir l’histoire de sa famille et celle de la Shoah.

Après la mort de ses parents, au moment de vider leur maison et de se confronter à leurs archives, Lydia Flem s’interroge : voulons-nous vraiment savoir et pouvons-nous jeter (ce qui ne nous a pas été donné) ?

Oserais-je ouvrir tous les tiroirs, lire tous les papiers, scruter les interstices, ou allais-je pudiquement me détourner de certaines choses, les enfouir dans des sacs et des cartons sans les déflorer, les jeter ou même les brûler sans rien en savoir ?2

Ainsi s’exprime la narratrice....

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