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Léo Hamon (1908-1993)

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Edited By Gilles Le Béguec

Avocat, résistant, professeur agrégé des Facultés de droit, dirigeant politique, sénateur (1946-1954) puis député (1968-1969)… Le parcours de Léo Hamon est l’un des plus riches du XXe siècle, et peut-être l’un des plus révélateurs de son époque.

Cet ouvrage, issu d’un colloque tenu en décembre 2013, organisé par l’Institut Georges Pompidou, le Centre d’histoire de Sciences Po et la Fondation Charles de Gaulle, revient sur les différentes facettes de son parcours : des premiers engagements à gauche à la rencontre avec le gaullisme en passant par le MRP, du Conseil municipal de Paris à la Libération aux fonctions de porte-parole du Gouvernement sous Jacques Chaban-Delmas (1969-1972), du juriste praticien et commentateur de la pratique institutionnelle au défenseur d’une certaine approche des relations internationales.

Se dessine ainsi le portrait multiple d’une figure singulière. Le caractère de Léo Hamon est marqué par la diversité de ses centres d’intérêt, la fidélité à ses engagements et à ses idées, son extrême rigueur intellectuelle, sa curiosité et son ouverture d’esprit. Les communications ici rassemblées sont autant de points d’entrée sur une personnalité méconnue et fascinante.

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Léo Hamon et les tentatives d’union des gaullistes de gauche dans les années 1970 (Bernard Lachaise)

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Léo Hamon et les tentatives d’union des gaullistes de gauche dans les années 1970

Bernard LACHAISE

Université de Bordeaux Montaigne

Durant les années 1970, Léo Hamon a été associé à presque toutes les tentatives pour rassembler les gaullistes de gauche. Il prend rarement des initiatives, mais participe à celles prises par d’autres dans cet objectif. Son nom apparaît ainsi dans au moins quatre opérations dont l’une date des années Pompidou, le « Mouvement pour le socialisme par la participation » en 1971 et les trois autres des années Valéry Giscard d’Estaing, « Initiative républicaine et socialiste » (1975), « Union des gaullistes de progrès » (1977) et « Fédération des républicains de Progrès » (1978). Ces tentatives ont plusieurs points communs : d’abord, l’objectif de « restituer son importance […] à la présence de la gauche dans le gaullisme, à celle du gaullisme dans la gauche1 » ; ensuite, l’espoir de voir les gaullistes de gauche constituer le quatrième pilier d’une majorité politique ; enfin, un contexte marqué par la constitution de l’union de la gauche et la « poussée de l’opposition socialiste », la division des gaullistes après la mort du général de Gaulle puis celle de Pompidou, l’échec de Jacques Chaban-Delmas à l’élection présidentielle de 1974 et les échéances électorales, les législatives de 1973 et surtout les municipales de 1977 et les législatives de 1978.

Ce contexte – et son évolution...

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