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Traces et ratures de la mémoire juive dans le récit contemporain

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Edited By Valentina Litvan and Claire Placial

Ce volume collectif propose une étude comparative sur les traces de la judéité dans la littérature contemporaine. La question initiale est d’explorer en quoi le récit littéraire peut continuer à transmettre une mémoire juive et de quelle mémoire il s’agit. En effet, il interroge la place d’une mémoire juive qui tout en étant historique et collective s’exprime dans les différentes écritures comme étant ancestrale et transmise de multiples façons, notamment à travers l’intertextualité et les livres.

Bien qu’il s’agisse de proposer des lectures de textes littéraires, les approches sont donc interdisciplinaires : on y trouve autant de la sociologie littéraire que de l’histoire littéraire, de la traduction ou encore de la philosophie politique…

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Entre écriture moderne et rythmes anciens : Esther Orner

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Esther Orner occupe une place à part dans la littérature juive et israélienne contemporaine. Son premier livre Autobiographie de Personne n’a été publié qu’en 1999 mais plusieurs de ses textes avaient déjà paru plus tôt dans les « Cahiers du Nouveau Commerce ». Après une présentation de sa vie et de son oeuvre actuelle, mon interrogation portera sur deux points. Premièrement : y-a-t-il une ou deux Esther Orner ? et s’il n’y en a qu’une, où se situe l’unité de l’oeuvre ? Deuxièmement : en quelle(s) lan-gue(s) écrit Esther Orner ?

L’approche de son oeuvre nécessite un détour par sa biographie car le récit de sa vie, les pays qu’elle a traversés, sont autant de clefs qui permettent de comprendre l’originalité du style, et, peut-être, la musique secrète qui le sous-tend.

Esther Orner est née en 1937, à Magdebourg, en Allemagne. Ses parents sont des Juifs polonais qui ont fui la Pologne marquée par le retour d’un antisémitisme d’État. Ils seront obligés de reprendre le chemin de l’exil en 1939 pour fuir l’Allemagne nazie et trouvent refuge – un refuge précaire – en Belgique. En effet, dès 1940, la Belgique est occupée par l’armée nazie et va connaître à son tour persécutions, rafles et déportations. En 1942, ses parents confient Esther à un couple de Belges catholiques qui vont la cacher et ainsi la sauver. Eux seront arrêt...

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