Show Less
Restricted access

Vous avez dit littérature belge francophone?

Le défi de la traduction

Series:

Edited By Catherine Gravet and Katrien Lievois

La littérature belge francophone constitue un vaste corpus de textes, liés à une langue et, si pas à une « nation », du moins à une aire géographico-sociale donnée. À propos de toutes les traductions des œuvres d’auteurs belges francophones et de leurs conditions de production l’on peut s’interroger : quelles œuvres, quels auteurs sont privilégiés et pourquoi, comment les textes sont-ils traduits et pour qui, par quelles maisons d’édition les traductions sont-elles publiées ? Quelle est la réception critique et l’influence de ces traductions sur la littérature dans la culture d’accueil ? Ce volume rassemble les points de vue de seize chercheurs venus d’horizons différents sur ces traductions d’œuvres écrites par des Belges, quels que soient le genre (littéraire mais aussi sexuel), la langue d’arrivée ou l’époque, autant de facteurs qui les conditionnent.

Avec des contributions de : Catherine Gravet, Katrien Lievois, Maria Baïraktary, Thomas Barège, André Bénit, Mireille Brémond, Béatrice Costa, Juan Miguel Dothas, Marie Fortunati, Claudio Grimaldi, Stéphane Hirschi, Irena Kristeva, Rodica Lascu-Pop Sündüz Öztürk-Kasar, Maria Giovanna Petrillo, Thea Rimini, Fanny Sofronidou et Anja van de Pol-Tegge.

Show Summary Details
Restricted access

Le Passeur de lumière de Bernard Tirtiaux en allemand: Marie Fortunati

MARIE FORTUNATI

Extract

Université de Mons

Bernard Tirtiaux est sans conteste un personnage complexe aux multiples vies et centres d’intérêts. Il est acteur, chanteur, écrivain et maître verrier ; il donne ainsi vie à des personnages en utilisant sa voix, le papier ou la transparence du verre. Il se dit « lumiériste » pour qui le souhait essentiel est de mettre en lumière l’intérieur des choses et des êtres1. Pour cette étude, nous avons voulu nous pencher sur, Le Passeur de lumière, premier roman de l’auteur et rencontre entre les mots et le verre et sur sa traduction en allemand.

Afin de « mettre en lumière » cet ouvrage de la littérature belge francophone, nous avons adopté une approche en trois temps. Nous souhaitions savoir quelle était l’influence du parcours de l’auteur sur son ouvrage, où se situait ce roman dans les lettres belges et quelle était l’approche de la traductrice dans la langue allemande. Puisque le livre comporte une forte coloration autobiographique et que cette dimension pourrait être altérée par la traduction, nous sommes donc tout d’abord partie à la découverte de la biographie de l’auteur et nous avons relevé les ←301 | 302→points communs entre lui et son héros, Nivard de Chassepierre. Ensuite, nous nous sommes penchée sur la place de ce livre dans l’histoire des lettres belges2, sur le style d’écriture préconisé par l’auteur lui-même, ainsi que sur la réception de son œuvre par la...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.