Show Less
Restricted access

De Kleist à Döblin

Littérature, Histoire, Politique

Series:

Michel Vanoosthuyse

Cet ouvrage réunit des études sur la littérature de langue allemande écrite à l’orée du romantisme jusqu’au XXe siècle. Le but est d’explorer les rapports complexes entre le texte littéraire de fiction et l’Histoire. Quelques études, moins centrées sur la thématique historique, envisagent le travail littéraire dans sa dimension d’identification et d’interrogation du sujet sur lui-même. Mais quelle que soit la thématique, le texte de fiction est ici compris comme un acte, un processus singulier de connaissance. Aucune différence d’approche n’existe dès lors entre des œuvres définies, par exemple, comme des processus compliqués d’affranchissement des idées révolutionnaires françaises et des textes interprétés comme des quêtes de solution aux problèmes personnels posés par la vie.

Show Summary Details
Restricted access

Malte entre l’abject et le sublime

Extract

La recherche s’intéresse peu au fait que les Cahiers de Malte Laurids Brigge relaient un Journal et même plusieurs Journaux « réels » tenus par Rilke à la fin des années 1890 et un peu au-delà – le Journal florentin, écrit pour l’interlocutrice privilégiée, Lou Andreas-Salomé, auquel succèdent le Journal de Schmargendorf, puis des récits de la vie communautaire à Worpswede constituant le Journal de Worpswede. Prendre cette réalité en considération présente pourtant certains avantages. Cela évite en premier lieu de rabattre Malte sur Rilke (ou l’inverse), et de confondre deux sujets de l’écriture de nature bien différente, puisque l’un a une existence dans ce monde-ci, tandis que l’autre est le délégué de l’auteur dans un monde possible : il s’agit bien d’un couple, dont les partenaires sont noués l’un à l’autre, mais non identifiables cependant, puisqu’ils se tiennent de part et d’autre de la frontière certes ténue, mais toujours présente, qui sépare le journal intime de la fiction. Cela évite en conséquence de traiter le texte des Cahiers comme la simple traduction des expériences vécues, même si quelques fragments de lettres adressées à Lou ou à Clara53 trouvent place tels quels (ou presque, mais ce « presque » fait la différence, comme on le verra) dans le texte de 1910 ; cela invite du coup à aborder le texte dans la dimension propre à toute fiction, celle d’un faire, que signale au demeurant par sa désinence...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.