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Histoires de dire

Petit glossaire des marqueurs formés sur le verbe « dire »

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Laurence Rouanne and Jean-Claude Anscombre

Cet ouvrage se propose de fournir à la fois un recensement et une étude linguistique des expressions du français formés sur le verbe dire, ainsi que à ce qu’on dit, cela va sans dire, si on peut dire, comme on dit, etc. Ces marqueurs discursifs se caractérisent par une fonction épilinguistique : ils servent en bref à indiquer l’attitude adoptée face à une représentation de la réalité. Ce premier volume en étudie une quarantaine (il en existe plus de cent trente), chaque auteur se chargeant de l’analyse de deux à cinq marqueurs. Il s’agit donc à la fois d'un dictionnaire comportant une présentation des différentes valeurs identifiées pour chaque marqueur, au travers d’exemples tirés de corpus oraux et écrits, et d’autre part d'un ouvrage théorique abordant les propriétés syntaxiques, sémantiques et pragmatiques propres à chacun d’entre eux.

Les étudiants de langue de niveau supérieur (écoles d’interprétariat et/ou de langues) trouveront d’utiles renseignements dans la partie descriptive, et les linguistes confirmés pourront consulter la partie proprement théorique. Une introduction et la liste alphabétique des marqueurs formés sur le verbe dire complètent l’ensemble.

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Je dirais, je ne saurais dire, comment dirais-je : s’agit-il vraiment d’un dire au conditionnel ?

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Je dirais, je ne saurais dire, comment dirais-je : s’agit-il vraiment d’un dire au conditionnel?1

MARÍA LUISA DONAIRE Université d’Oviedo, groupe OPÉRAS

Introduction

Le choix de ces trois unités répond à une certaine homogénéité formelle qui pourrait faire présumer une homogénéité sémantique. Elles ont en commun la formulation à la première personne et donc la présence de je, et un verbe au conditionnel : dire dans le cas de je dirais et de comment dirais-je ?, et savoir modalisant dire dans je ne saurais dire. Il s’agit de « verbes parenthétiques »2 ou « faibles » ou « à rection faible »3. D’un point de vue sémantico-pragmatique, ces trois unités ont en commun leur fonctionnement comme marqueurs de discours et la présence d’une double référence : référence à l’énonciation (par la présence de je) et référence à l’énoncé (par la présence de dire).

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