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The Myth of the Orient

Architecture and Ornament in the Age of Orientalism

Edited By Francine Giese and Ariane Varela Braga

This volume commemorates the 160th anniversary of the Selamlik of Oberhofen Castle near Thun – one of the most significant Swiss Orientalist interiors, designed by the Bernese architect Theodor Zeerleder (1820–1868) – by presenting the latest research on the spectacular smoking room inspired by the luxurious reception halls in Cairo, which Zeerleder discovered during his travels to the East. At the same time, this collection of essays explores the significance of the famous city on the Nile as a privileged model for 19th-century architecture and ornamentation, bringing together papers by Mercedes Volait (Paris), Romain Siegenfuhr (Paris), Richard Parisot (Besançon), Elke Pflugradt-Abdel Aziz (Düsseldorf), Tarek Ibrahim (Berlin), Vincenza Garofalo (Palermo), Andrea Lermer (München), Rémi Labrusse (Paris), Ariane Varela Braga (Zürich), Leïla el-Wakil (Genève), Francine Giese (Zürich) and Annette Loeffel (Bern).

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La Banque Misr du Caire : Antonio Lasciac, les décorateurs italiens et le « style arabe »

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LEÏLA EL-WAKIL

Œuvre d’art total et travail d’équipe

La Banque Misr (1924-1927) au Caire (fig. 1) est un joyau architectural et artistique, classé depuis 1992 au patrimoine égyptien. L’édifice fait en effet contrepoint aux réalisations des palais bancaires occidentaux du début du XXe siècle tout en s’inscrivant dans une tradition typologique établie dès la fin du XIXe siècle. A ce titre le grand hall des guichets, sur lequel j’insisterai, se distingue comme la pièce de résistance de l’organisation de la distribution intérieure de cet établissement bancaire comme de tous les établissements bancaires jusqu’à récemment. Dans le cadre de ce colloque intitulé Le Mythe de l’Orient. Architecture et ornement à l’âge de l’orientalisme, j’ai souhaité me questionner sur la question de l’orientalisme ou du style arabe au début du XXe siècle, comme contrepartie architecturale et décorative à l’establishment stylistique établi par l’historiographie occidentale du Mouvement moderne ou du Style international.

La réception de cet ouvrage d’un éclectisme tardif, mesuré à l’aune du déroulement des styles occidentaux, interpelle. La critique s’accorde à reconnaître dans ce bâtiment un chef d’œuvre de l’art arabe. L’article de l’Imparziale1 paru le 6 juin 1927 fait état de la cérémonie d’inauguration du nouveau siège de la Banque Misr, « imposant édifice ← 165 | 166 → de style arabe »2 à laquelle assistent 4000 personnes. Qualifié de « profond connaisseur du style oriental »3 c’est...

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