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Maîtres, précepteurs et pédagogues

Figures de l’enseignant dans la littérature italienne

Series:

Stefano Lazzarin and Agnès Morini

L’ouvrage analyse les représentations littéraires de celui qui incarne l’autorité par sa maîtrise de la culture et du langage, l’enseignant, qui a une longue histoire dans la littérature italienne, depuis l’Atlant du Roland Furieux en passant par les pédagogues des comédies du XVIe s. et les précepteurs du XVIIIe s. (Parini, Il giorno), les maîtres d’école du roman du XIXe s., jusqu’aux fréquentes variations sur le thème dans la littérature du XXe s. Si le premier est un sage, aux facultés supérieures voire magiques, le précepteur de la comédie n’est qu’une caricature, comme le pédagogue vaniteux et pédant du XVIIIe s. Puis le maestro se transforme en figure du malheur : suspendu dans une position ambiguë, entre maître et serviteur, il suscite la suspicion des autres ; plein d’ambitions frustrées, il ne dispose que de sa culture et de son talent pédagogique pour tenter d’échapper à son rôle subalterne. Pour le XXe s., entre autorité reconnue ou contestée, les exemples retenus sont nombreux : G. Mosca, Ricordi di scuola ; L. Mastronardi, Il maestro di Vigevano ; N. Ginzburg, Lessico famigliare ; la lettre à Gennariello des Lettere luterane de Pasolini, etc.

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Les figures de l’enseignant dans l’Histoire : le cycle des Uzeda de Federico De Roberto (Léa Passerone)

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Léa Passerone

Université de Bourgogne/Franche Comté

Les figures de l’enseignant dans l’Histoire : le cycle des Uzeda de Federico De Roberto

La trilogie des Uzeda de Federico De Roberto raconte l’histoire d’une famille de la haute aristocratie sicilienne sur trois générations, de 1855 à 1914. I Viceré, publié en 1894, décrit le passage de la Sicile des Bourbons à son intégration dans le Royaume d’Italie, tandis que L’Illusione (1891) et L’Imperio (publié posthume en 1929) se déroulent après l’unification. Même s’ils appartiennent à un seul et même cycle, les trois récits possèdent leurs spécificités. I Viceré se présente comme une œuvre chorale et composite racontant la vie et les stratégies des différents descendants des vice-rois espagnols pour garder et accroître leur pouvoir malgré les bouleversements historiques, sur une période allant de 1855 à 1882. La troisième partie de ce « roman de mœurs »1 se focalise sur l’avenir des représentants de la troisième génération : l’ascension politique de Consalvo ainsi que la vie de sa sœur Teresa. L’Illusione est le deuxième volet de la trilogie. Il se distingue considérablement du premier opus puisqu’il s’agit d’un roman introspectif, « un monologue de 450 pages »2 qui se concentre sur le quotidien d’un seul personnage, féminin de surcroît. Le livre parle d’une autre Teresa, rapidement croisée dans le premier tome, dont la vie est...

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