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Maîtres, précepteurs et pédagogues

Figures de l’enseignant dans la littérature italienne

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Edited By Stefano Lazzarin and Agnès Morini

L’ouvrage analyse les représentations littéraires de celui qui incarne l’autorité par sa maîtrise de la culture et du langage, l’enseignant, qui a une longue histoire dans la littérature italienne, depuis l’Atlant du Roland Furieux en passant par les pédagogues des comédies du XVIe s. et les précepteurs du XVIIIe s. (Parini, Il giorno), les maîtres d’école du roman du XIXe s., jusqu’aux fréquentes variations sur le thème dans la littérature du XXe s. Si le premier est un sage, aux facultés supérieures voire magiques, le précepteur de la comédie n’est qu’une caricature, comme le pédagogue vaniteux et pédant du XVIIIe s. Puis le maestro se transforme en figure du malheur : suspendu dans une position ambiguë, entre maître et serviteur, il suscite la suspicion des autres ; plein d’ambitions frustrées, il ne dispose que de sa culture et de son talent pédagogique pour tenter d’échapper à son rôle subalterne. Pour le XXe s., entre autorité reconnue ou contestée, les exemples retenus sont nombreux : G. Mosca, Ricordi di scuola ; L. Mastronardi, Il maestro di Vigevano ; N. Ginzburg, Lessico famigliare ; la lettre à Gennariello des Lettere luterane de Pasolini, etc.

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Devenirs, allers-retours des livres aux corps :maîtres, précepteurs, pédagogues de Cesare Segre (1928–2014) à Massimo Recalcati (1959–) (Pérette-Cécile Buffaria)

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Pérette-Cécile Buffaria

Université de Lorraine (Nancy)

Devenirs, allers-retours des livres aux corps : maîtres, précepteurs, pédagogues de Cesare Segre (1928–2014) à Massimo Recalcati (1959–)

Cesare Segre, philologue, évoque dans Per curiosità. Una specie di autobiografia1 (1999) les maîtres qui l’ont fortement marqué. Massimo Recalcati, psychanalyste, universitaire, explique dans L’ora di lezione. Per un’erotica dell’insegnamento2 (2014) que non seulement la neutralité n’existe guère en matière de transmission du savoir mais qu’une forme d’ « érotisme » est indissociable de tout enseignement « déterminant ». De Cesare Segre à Massimo Recalcati le lecteur est convié à une galerie de portraits d’enseignants « inoubliables ». Le prisme de ces deux chercheurs écrivains est notamment focalisé sur l’évolution de l’enseignement des disciplines littéraires tout au long du XXe siècle en Italie. La problématique récurrente des portraits qu’ils dressent de leurs enseignants relie l’interrogation sur le devenir de l’humanisme aux figures de passeurs incontournables que sont les « grands maîtres », qu’il s’agisse d’une maîtresse d’école, d’un enseignant du secondaire ou d’un éminent professeur. Au travers de leurs pages, une véritable typologie de pédagogues s’esquisse : les enjeux, les tenants et les aboutissants de ces figures d’enseignants ne sont pas convenus, déjouant les attentes d’un simple conformisme institutionnel.←317 | 318→

Si les ouvrages de Cesare Segre et de Massimo Recalcati sont clairement tous les deux de matrice autobiographique, ils offrent aussi un point de vue sur leur discipline, sur...

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