Show Less
Restricted access

Max Reinhardt

L’art et la technique à la conquête de l’espace – Kunst und Technik zur Eroberung des Raumes

Series:

Marielle Silhouette

avec la collaboration/in Zusammenarbeit mit Jean-Louis Besson, Ségolène Le Men, Peter W. Marx et/und Clara Royer

Pionnier des temps présents et à venir, Max Reinhardt (1873–1943) fait du théâtre le vecteur même de la modernité et de ses bouleversements de frontières. Il procède ainsi à des décloisonnements multiples et à une recherche constante de nouveaux espaces. À la mesure de cette proposition, par nature expérimentale, polymorphe et cosmopolite, le présent volume s’emploie à multiplier les circulations entre les disciplines et les territoires de la recherche. Par la rencontre des conservateurs d’archives et des chercheurs, par le dialogue des spécialistes avec les représentants des aires traversées, il devient possible de composer un atlas artistique et culturel de cette époque et de prendre la mesure de la postérité de Max Reinhardt jusqu’à nos jours.

Als Pionier seiner Zeit und der Zukunft sieht Max Reinhardt (1873–1943) im Theater einen Träger der Moderne und ihrer vielfältigen Umwälzungen. Auf der Suche nach neuen Schaffensräumen unterzieht er die Bühne einem radikalen Entgrenzungsprozess. Gemäß dieser von Grund auf experimentellen, polymorphen und kosmopolitischen Geste basiert diese Publikation auf Zirkulationen zwischen den wissenschaftlichen Disziplinen und Territorien. Durch die Kollaboration der Archivare und der Forscher, durch den Dialog zwischen den Max Reinhardt-Spezialisten und den Vertretern der zahlreichen Wirkungsgebiete entsteht ein künstlerischer und kultureller Atlas von dieser Epoche und von Max Reinhardts Erbe bis heute.

Show Summary Details
Restricted access

Max Reinhardt und der dritte deutsche Klassiker / Max Reinhardt et le troisième classique allemand (Marielle Silhouette)

Extract

MARIELLE SILHOUETTE (Université Paris Nanterre)

Max Reinhardt et le troisième classique allemand

Dans le mensuel Preußische Jahrbücher en date de janvier-mars 1914, le critique Hermann Conrad revenait sur le cycle Shakespeare organisé par Max Reinhardt entre 1913 et 1914 au Deutsches Theater et déclarait en guise de conclusion que les Anglais eux-mêmes donneraient beaucoup pour disposer d’une telle scène. Le culte qui y était rendu au grand Élisabéthain était, selon lui, sans précédent dans l’histoire, un fait unique en son genre.1 Si Max Reinhardt s’inscrivait dans une longue tradition en Allemagne qui, depuis le XVILLe siècle, faisait de Shakespeare un classique, il lui imprima en effet une orientation inédite tant par la qualité que par la quantité de ses productions. Empruntant une voie médiane entre l’approche développée par Goethe d’une part et les Romantiques d’autre part, il s’employa, dans le respect du texte et la nécessaire adaptation, à faire du dramaturge anglais un contemporain de son temps. Il contribua surtout, dans l’héritage de la troupe des Meininger, à déployer toute la palette dramaturgique et scénique de son œuvre, ouvrant ainsi de nouveaux espaces de représentation. Enfin, il joua un rôle décisif dans le processus de patrimonialisation du grand Élisabéthain tout en l’intégrant à son programme de rénovation radicale de la scène allemande. Le troisième classique allemand devint ainsi avec lui un vecteur majeur...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.