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Le changement en français

Etudes de linguistique diachronique

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Edited By Céline Guillot, Bernard Combettes, Alexei Lavrentiev and Evelyne Oppermann-Marsaux

Les textes réunis dans ce recueil traitent des grands changements qu’a connus le français depuis ses origines, en abordant les différents niveaux de l’analyse linguistique dans une perspective diachronique.
Parmi l’ensemble des phénomènes étudiés, quelques thématiques ont été plus amplement développées : le verbe, dans ses relations à la phrase et ses compléments mais aussi dans sa sémantique aspectuelle et temporelle, l’oral représenté et ses marqueurs spécifiques en diachronie, le très ancien franancien français et le français classique.
Ces recherches présentées lors de la cinquième édition du colloque international DIACHRO (Lyon, octobre 2010) témoignent de l’émergence de problématiques nouvelles dans le champ de la diachronie du français et reflètent la vitalité d’un domaine de recherche aussi actif en France qu’à l’étranger.

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Quand tout le monde passe du spatial à l’humain. Evolution d’une locution pronominale (2): période du français pré-classique (Catherine Schnedecker / Daniela Capin)

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Quand tout le monde passe du spatial à l’humain. Evolution d’une locution pronominale (2): période du français pré-classique Catherine SCHNEDECKER (LiLPa/EA 1339, Fonctionnements discursifs & Traduction) & Daniela CAPIN (LiLPa/EA 1339, Scolia) 1. Introduction Tout le monde (désormais TLM) fait partie des formes spécialisées dans la référence à l’humain mais dont aussi bien le statut grammatical que le fonc- tionnement référentiel restent encore méconnus. Témoins les étiquettes diverses que lui attribuent les grammairiens, telles que «pronom dit ‘de la totalité’», «indéfini occasionnel» (Grevisse) ou «accidentel» (Wilmet 1997). Témoins aussi les paraphrases qui ramènent TLM à «tous» ou à «chacun» (cf. aussi le Petit Robert 2008). Pourtant ce marqueur pose un certain nombre d’énigmes, qui expliquent peut-être ce flou grammatical. D’abord à la différence des pronoms réputés «indéfinis» et/ou quantificateurs renvoyant en français à la personne, qui ont majoritairement pour origine des déterminants et/ou des pronoms latins, voire des locutions verbales (n’importe/je ne sais qui/quoi), TLM se construit sur une base nominale (mundus) désignant à l’origine une entité matérielle non humaine et concrète1 puisqu’elle renvoyait à «un coffre >…@ et spécialement le coffre dans lequel la mariée apportait son trousseau» (DHLF)2, puis à la «toilette, parure féminine»3. Par la suite, il aurait été choisi pour référer à l’univers, d’abord l’ensemble des corps peuplant le ciel, 1 A la différence de «personne» par exemple. 2 Le DHLF précise que...

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