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Ferdinand Raimund et le renouvellement de la féerie viennoise

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Fanny Platelle

L’ouvrage étudie la manière dont Ferdinand Raimund (1790-1836) reprend et transforme les conventions de la féerie viennoise, dans le théâtre populaire viennois marqué par de fortes contraintes institutionnelles et dramaturgiques. Il analyse les changements concernant la conception des pièces (recherche d’une alliance adéquate du sérieux et du comique), l’univers surnaturel (reflet des idéaux humains et de leur ébranlement) et le personnage comique (qui devient un modèle moral). Il évalue enfin la réception de ce théâtre et son caractère « populaire ». La prise en compte des manuscrits autographes et la comparaison avec ceux de censure et de théâtre permet une nouvelle approche de l’élaboration des pièces, de leur mise en scène et de leur portée critique.

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Deuxième Partie L’univers Surnaturel Et Les Allégories : De La Parodie à La Représentation De Valeurs Morales Et De Phénomènes Psychiques

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ASTRAGALUS. Mais, lorsque je vois

   Ici et là un être égaré avec son bâton de pèlerin,

   Je descends de mes nuages

   Et me rends sur terre

   Je lui tends vite la main en signe d’alliance

   Et le conduit amicalement

   Au temple de la Connaissance808.

Le merveilleux, au sens de mise en scène par des moyens techniques de phénomènes surnaturels, apparaît d’abord dans les spectacles sacrés du Moyen-Âge en Italie, qui étaient joués sur la place du marché ou sur le parvis de la cathédrale809. Il illustre la toute-puissance divine et satisfait le goût du public pour le spectaculaire. Il prend une forme profane dans les représentations données lors des fêtes de cour, qui se multiplient à la Renaissance, les princes rivalisant de faste et de libéralité. Il permet de représenter des scènes de la mythologie gréco-romaine. Le merveilleux devient un élément indispensable de ces fêtes, mais aussi du drame humaniste naissant. Il s’y déploie dans les intermèdes allégoriques, qui sont plus ou moins autonomes par rapport à l’action des pièces. L’attrait de ceux-ci se répand en Europe et influence le théâtre. Durant la seconde moitié du XVIIe siècle, le merveilleux est introduit dans tous les genres dramatiques, et principalement l’opéra, créé à la Renaissance et qui s’épanouit dans le cadre...

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