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Le Locus Terribilis

Topique et expérience de l’horrible

Edited By Julian Muela Ezquerra

Les travaux critiques, peu nombreux, sur le locus terribilis ont toujours défini ce topos descriptif comme un simple contrepoint du locus amoenus exploré par H. R. Curtius. Les lieux hostiles détiennent cependant une place importante dans les textes narratifs français ou francophones, et leur fonction dépasse souvent celle de l’ inamoenitas décorative. Les études contenues dans ce volume révisent une double typologie d’espaces : d’un côté, elles analysent les mutations de certains loci « classiques » (enfer, forêt, désert, lieux d’exil …) ; de l’autre, elles montrent comment l’activité humaine redéfinit parfois (par sa seule présence ou par son intervention technique) les lieux de la fiction narrative, provoquant une nouvelle expérience de l’horrible. La hantise de l’hostile demeure donc accrochée à l’univers narratif et peut contribuer même à préciser les limites ou les clichés de certains genres littéraires.

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L’espace urbain dans le roman français du XXIe siècle et les limites d’un imaginaire hostile Teresa BAQUEDANO MORALES (Universidad San Jorge) 267

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TERESA BAQUEDANO MORALES L’espace urbain dans le roman français du XXIe siècle et les limites d’un imaginaire hostile Le rapport entre littérature, vie et société est indéniable et lorsqu’on pense à l’espace urbain comme élément littéraire qui relève de cette rela- tion, on est parfois tenté d’entrevoir une certaine sociologie littéraire, étant donné que la ville est un des cadres préférés par l’art en général où montrer dépliées mœurs, identités et formes de socialisation et de coha- bitation. Pourtant, ce penchant « réaliste » qui considérait l’œuvre d’art, et le roman notamment, comme représentation du monde et de la société est de plus en plus atteint par l’écroulement actuel des objectivités et la difficulté des objets de se laisser appréhender, la ville n’étant qu’un exemple. Mais bien que la littérature ne soit pas aisément un reflet du monde, il est vrai qu’elle ne peut ni ne veut échapper à son époque pour témoigner des inquiétudes, des vices ou des vertus de son temps. La litté- rature devient ainsi « le lieu des expressions communautaires » (Viart et Vercier, 2008 : 310). Ainsi, définir le caractère hostile de l’espace urbain et de sa société dans le roman contemporain tient alors à l’étude d’une valeur affective de l’espace et est reliée à une perspective anthropolo- gique. Il faut repérer de la sorte comment...

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