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Femmes nouvellistes françaises du XIX e siècle

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Edited By Concepcion Palacios Bernal and Pedro Salvador Méndez Robles

Cet ouvrage collectif est une continuation d’une série d’études autour de la nouvelle en langue française publiées grâce à deux projets de recherche (Ministère de Science et Innovation Espagnol et Fondation «Séneca» de la Région de Murcia). L’approche des femmes qui ont écrit des nouvelles étant un aspect peu exploré et qui peut conduire à des découvertes intéressantes, les auteurs proposent cette fois-ci une monographie liée à l’idée de genre, avec l’objectif d’entreprendre de nouvelles pistes de recherche autour du récit court français. Les noms féminins n’abondent pas parmi les auteurs de nouvelles au XIX e siècle et leur production ne suppose qu’un très bas pourcentage de l’ensemble d’ouvrages répertoriés. À une époque où, dans le panorama scientifique et culturel, les figures phares sont des hommes, cette publication rattrape ces voix, ces sensibilités féminines oubliées, qui, de leur temps, se sont exprimées à travers la nouvelle. Bien que leur dévouement pour ce genre n’ait pas été le même et qu’elles aient été étiquetées par l’Histoire de la Littérature comme romancières, poétesses, dramaturges, journalistes ou tout simplement comme femmes de lettres, la réalité est que, de manière variable, beaucoup d’entre elles ont pratiqué le récit court.

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1. À titre d’introduction 27

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1. À titre d’introduction Inventaire d’une production : les nouvelles écrites par des femmes au XIXe siècle RENÉ GODENNE Sans être composé pour les femmes, ce petit livre peut leur plaire : elles y sont bien traitées. Jean-Nicolas Quatremère de Roissy, Les Deux solitaires, conte moral, 1821, Préface Petit/grand problème de terminologie (il s’ajoute à la longue liste de ces problèmes générés par le genre de la nouvelle !) : comment appeler une femme qui écrit des nouvelles ? Puisque, contraire- ment à « romancier », « conteur », « poète », « historien » et à présent « auteur », « écrivain », « nou- velliste « ne se déclinent pas au féminin. Alors : « une nouvelliste » ? « une femme nouvelliste » ? « un nouvelliste féminin » ? Dans le premier cas, on forge un mot, qui n’a pas de pluriel spéci- fique. Dans les deux autres, on donne à croire, selon moi, à l’existence d’une catégorie à part, avec ce que cela implique de connotation sexiste restrictive (on ne parlera jamais de « nouvelliste masculin », d’ »un homme nouvelliste »). Sagement, pourquoi ne pas se fixer sur l’expression, neutre, de « nouvelles écrites par des femmes » ? [Mais pourquoi pendant si longtemps ne s’est-on pas préoccupé de ce problème ? Quand je pense qu’un de mes premiers articles, daté de 1967, s’intitulait « Comment appeler un auteur de nouvelles » ?] Avant toute chose, il faut se souvenir que la nouvelle écrite par des femmes : – remonte aux origines du genre, le premier recueil de nouvelles signé étant même dû à l’une d’elles : L’Heptaméron (1559) de Marguerite de Navarre, œuvre...

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