Show Less

Femmes nouvellistes françaises du XIX e siècle

Series:

Edited By Concepcion Palacios Bernal and Pedro Salvador Méndez Robles

Cet ouvrage collectif est une continuation d’une série d’études autour de la nouvelle en langue française publiées grâce à deux projets de recherche (Ministère de Science et Innovation Espagnol et Fondation «Séneca» de la Région de Murcia). L’approche des femmes qui ont écrit des nouvelles étant un aspect peu exploré et qui peut conduire à des découvertes intéressantes, les auteurs proposent cette fois-ci une monographie liée à l’idée de genre, avec l’objectif d’entreprendre de nouvelles pistes de recherche autour du récit court français. Les noms féminins n’abondent pas parmi les auteurs de nouvelles au XIX e siècle et leur production ne suppose qu’un très bas pourcentage de l’ensemble d’ouvrages répertoriés. À une époque où, dans le panorama scientifique et culturel, les figures phares sont des hommes, cette publication rattrape ces voix, ces sensibilités féminines oubliées, qui, de leur temps, se sont exprimées à travers la nouvelle. Bien que leur dévouement pour ce genre n’ait pas été le même et qu’elles aient été étiquetées par l’Histoire de la Littérature comme romancières, poétesses, dramaturges, journalistes ou tout simplement comme femmes de lettres, la réalité est que, de manière variable, beaucoup d’entre elles ont pratiqué le récit court.

Prices

Show Summary Details
Restricted access

3. Femmes au coeur du XIXe siècle 99

Extract

3. Femmes au cœur du XIXe siècle Marceline Desbordes-Valmore et les accents de la voix naturelle ENCARNACIÓN MEDINA ARJONA Dans l’article « Marceline Desbordes-Valmore » paru dans la Revue fantaisiste en 1861, à côté des paroles élogieuses pour l’œuvre valmorienne, Baudelaire souligne le caractère sacrilège, d’une manière générale, de la femme auteur : Parmi le personnel assez nombreux des femmes qui se sont de nos jours jetées dans le travail littéraire, […] et nos yeux, amoureux du beau, n’ont jamais pu s’accoutumer à toutes ces laideurs compassées, […] à tous ces sacrilèges pastiches de l’esprit mâle (Baude- laire, 1976 : 146). La tâche était bien difficile pour notre auteur, […] puisque ce serait rencontrer plus directement encore le grand obstacle des femmes qui est, tout simplement, le langage. Dans notre société, les hommes […] n’en ont pas moins décidé entre eux des valeurs, des idées, des perceptions, des projets qui donnent structure à la langue ; […] où la femme n’est qu’un objet (Bonnefoy, 1983 : 10). Nous laissant aller par les références au sacré et au travail de création, nous remarquerons l’idée de péché et celle de pouvoir du langage, deux concepts présents dans les discussions sur l’éloquence au XVIIe siècle, lorsque les essais développaient les différences entre l’éloquence sacrée et l’éloquence profane, entre celle dû à l’inspiration divine et celle qui naissait du travail de l’orateur et les dangers de l’oratoire ou...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.