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Régimes démographiques et structures socio-économiques

Les communautés villageoises de la province de Namur durant la première moitié du 19e siècle

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Marc Debuisson

Un terroir et une population : entre les deux se sont tissés des liens qui forment plus qu’un espace, une structure de vie construite par la communauté villageoise. Le concept de régimes démographiques a tardé à s’imposer dans les analyses en démographie historique. Pourtant, cette approche permet d’intégrer deux dimensions longtemps négligées en démographie : les migrations et le terroir. En ce début du 19 e siècle, dans la province de Namur (Belgique) confrontée aux bouleversements de la révolution industrielle, les comportements démographiques des communautés villageoises ont dû s’adapter à l’évolution physique, économique et sociale de leur environnement qui, lui-même, était modelé par l’essor sans précédent de la population. A partir d’une analyse quantitative de près de 400 communes de la province de Namur, six communes-cas reflétant la grande diversité des régimes démographiques ont été retenues pour une approche mêlant quantitatif, en observant 8’000 individus, et qualitatif, en recourant aux archives locales. Cette recherche tente en effet de réconcilier le quantitatif et le qualitatif, le macro et le micro en privilégiant un niveau méso : la communauté villageoise.
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3. Etat civil : de la laïcisation des registres paroissiaux à la source juridique

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3. Etat civil : de la laïcisation des registres paroissiaux à la source juridique

Si on suit le discours teinté d’exaltation romantique du chantre de la Révolution qu’est Jules Michelet, l’état civil est le symbole d’une rupture nette dans la société, celle de la laïcisation.

Pour la première fois, en ce monde, la loi et la religion s’étaient embrassées, pénétrées et con­fondues.

L’Assemblée constituante usait de son droit, du droit des héros sauveurs, bienfaiteurs du genre humain, en érigeant un autel, le premier véritablement qui ait été élevé à l’humanité. Elle ordonnait que cet autel existerait dans chaque municipalité, qu’on y ferait les actes de l’état civil, qu’on y sanctifierait les trois grands actes de l’homme : naissance, mariage et mort. Le premier croyant qui apporta son enfant à cet autel fut Camille Desmoulins. Hélas ! l’autel n’existait pas. Il n’a point été bâti.

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