Show Less
Restricted access

Jorge Semprún: memoria, historia, literatura / mémoire, histoire, littérature

Series:

Edited By Juan F. García Bascuñana

El presente volumen recoge doce contribuciones inéditas de estudiosos de la obra de Jorge Semprún pertenecientes a varias universidades europeas. En ellas sus autores han intentado acercarse a la figura y la obra de Jorge Semprún (1923–2011) a través de diferentes perspectivas. Efectivamente, Semprún se encontró a lo largo de su vida en un constante cruce de caminos. Desde su adolescencia debió dividirse entre dos lenguas, vivir con varias identidades: la del « rojo español » o del deportado à Buchenwald, la de la clandestinidad comunista española; y más tarde la del escritor a partir de El Largo Viaje (1963). Este libro le abrió en cierto modo las puertas del reconocimiento como intelectual europeo. Atravesando diferentes lugares y tiempos, y para protegerse contra la esquizofrenia que siente adueñarse de él, Semprún toma la decisión de escribir y trata de hacerlo en distintos géneros.

Le présent volume rassemble une douzaine de contributions inédites de spécialistes de l’œuvre de Jorge Semprún (1923–2011) provenant de plusieurs universités européennes. Les auteurs cherchent à approcher sa figure et son œuvre à travers différentes perspectives. En effet, Semprún se trouva tout au long de sa vie à la croisée des chemins. Partagé depuis son adolescence entre deux langues, il vécut avec plusieurs identités successives: celle du «rouge espagnol» ou du déporté à Buchenwald, celle de la clandestinité communiste espagnole; puis celle de l’écrivain à partir du Grand Voyage (1963). Ce livre lui ouvrit d’une certaine façon les portes d’une reconnaissance comme intellectuel européen. En traversant des époques et des lieux différents, et pour se protéger contre la schizophrénie qu’il sent s’emparer de lui, Semprún décide d’écrire en s’essayant à des genres variés.
Show Summary Details
Restricted access

Images de France dans l’œuvre narrative de Jorge Semprun

Extract



ÀNGELS SANTA (Université de Lleida)

Je me rends compte que France est une dénomination trop large. Il aurait été mieux d’employer les termes «culture française» car en réalité, il s’agit de cela quand nous nous rapportons à l’écriture de Semprun. En plus, la signification du mot «images» dépasse celui de la référence explicite à des textes, quoique la plus grande partie des allusions soit composée par l’intertextualité. À cause de cela, il nous a semblé pertinent d’établir, avant d’entrer directement dans le nœud de la question, certaines notions théoriques à caractère surtout didactique, même si nous essayons de respecter la méthodologie scientifique.

Ce terme d’intertextualité se trouve déjà en germe dans le concept de Mikhaïl Bakhtine de «dialogisme» (le mot ou le texte, ne se lit pas de manière linéaire, mais d’après un espace qui possède trois dimensions: «sujet de l’écriture», «destinataire» et finalement «textes extérieurs»). Il se découle de cela que cette théorie peut s’appliquer parfaitement aux textes de notre écrivain.

Cependant, Julia Kristeva utilise le terme d’intertextualité dans son œuvre, Séméiotiké. Recherches pour une sémanalyse (1969), en démontrant que l’essentiel de ce concept venait d’une découverte de Bakhtine, pour qui chaque texte est une mosaïque de citations, absorption et transformation d’un autre texte. Kristeva mettait les bases de l’intertextualité: «le mot (le texte) est...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.