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Genre d’accord, mérite d’abord ?

Une analyse des opinions envers les mesures de discrimination positive

Klea Faniko

Cet ouvrage s’intéresse aux opinions envers les mesures de discrimination positive en faveur de la promotion professionnelle des femmes. Les études présentées ici, menées auprès de cadres, d’employés et d’étudiants, mettent en évidence un lien négatif entre le nombre d’années d’études et l’acceptation des mesures de discrimination positive, notamment l’acceptation des quotas qui favorisent l’appartenance groupale des candidates par rapport à leurs compétences personnelles. Elles mettent en évidence les mécanismes qui génèrent ces opinions: l’orientation à la dominance sociale, l’adhésion aux principes méritocratiques, la reconnaissance de la discrimination subie par les femmes et le sentiment de menace généré par la mise en place des mesures de discrimination positive. Ces études examinent également la vulnérabilité des bénéficiaires des mesures positives et leurs conduites d’auto-handicap. L’auteure met finalement en évidence la contribution de ces études et les implications possibles des résultats pour les décideurs.
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Quelques mots sur la discrimination positive

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Selon Lorenzi-Cioldi et Buschini (2005), « [l]es politiques d’action positive, de l’anglais affirmative action, visent à promouvoir une minorité, définie par le sexe, la couleur de peau ou tout autre critère fondant une discrimination dans un champ donné (le travail, la politique, etc.) ou à des positions de pouvoir des rôles décisionnaires de ce champ (cadres supérieurs, dirigeants) » (p. 280). Jones (1985) définit les mesures de discrimination positive comme « des programmes ou actions publics ou privés qui offrent ou cherchent à offrir des opportunités ou d’autres avantages sur la base, entre autres, de l’appartenance à un groupe donné » (p. 903). Selon une autre définition, la discrimination positive est « une tentative de compensation ou de réduction d’anciennes formes de discrimination exercées à l’encontre des salariés, basées sur des distinctions démographiques » (Harrison et al., 2006, p. 1013). Même si la discrimination positive fait son chemin depuis les années 1960, elle n’a pas la même signification pour tous les individus6 (Clayton & Crosby, 1992; Tierney, 1997; Tomasson, Crosby, & Herzberger, 1996). Les quotas, par exemple, constituent la mesure positive la plus connue et la moins bien accueillie. Les individus qui associent la discrimination positive aux quotas sont prédisposés à être moins favorables à la discrimination positive que les individus qui ont des représentations plus cohérentes des différentes formes de discrimination positive (Golden, Hinkle, & Crosby, 2001; Kinder & Sanders, 1996; Moore, 2003; Quinn, Ross, & Esses, 2001; Sniderman...

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