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Les Fenians d’Irlande

Une lecture du nationalisme révolutionnaire irlandais

Sophie Ollivier

Cet ouvrage met en lumière le rôle joué par l’organisation révolutionnaire feniane, appelée Irish Republican Brotherhood (IRB), depuis sa création en 1858 jusqu’à sa dissolution en 1924. Après un survol de l’histoire de l’île, depuis l’Irlande libre jusqu’à son asservissement par l’Angleterre, un premier volet concerne l’insurrection des « Irlandais-Unis » (1798) et celle des « Jeunes-Irlandais » (1848). Ce sont des jalons qui mènent aux Fenians. A partir du chapitre III, l’auteur retrace les différentes étapes des luttes des nationalistes révolutionnaires fenians pour conquérir l’indépendance de l’Irlande et analyse l’impact des deux insurrections qu’elle a organisées, en 1867 et en 1916. Un second volet présente diverses facettes du fenianisme : ses rapports avec les sociétés agraires, l’Église catholique et les mouvements révolutionnaires de l’époque en Europe, sa passion des commémorations, sa conception de la révolution à travers les écrits de certains de ses chefs, de Yeats et de Seán O’Casey, et enfin son républicanisme. Les révisionnistes rejettent la vision héroïque des luttes révolutionnaires fenianes.
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Chapitre V: Le renouveau

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La vie politique en Irlande à son degré zéro

Les deux projets du Home Rule ont échoué. Le premier, présenté par Gladstone en avril 1886, est accepté par la Chambre des Communes mais rejeté en juillet par la Chambre des Lords. Le second, présenté le 13 février 1893 par Gladstone, revenu au pouvoir en 1892, est adopté à la Chambre des Communes, mais il est rejeté par la Chambre des Lords (378 voix contre 41). Le parti parlementaire est divisé depuis la mort de Parnell. Il sera réunifié en 1900 sous la direction de John Redmond, ancien leader des pro-parnellistes en 1892, mais il ne retrouvera toute sa vigueur qu’en 1910 lorsqu’il jouera un rôle au Parlement. Quant à la cause de l’indépendance irlandaise, elle semble perdue. La violence politique s’était manifestée sous deux formes : le meurtre du secrétaire d’État et de son adjoint par les « Invincibles » et la « dynamite war » lancée contre l’Angleterre, de 1881 à 1885, par l’aile radicale du Clan na Gael, représentée par O’Donovan Rossa et par le groupe surnommé « le triangle » (Alexander Sullivan, Michael Boland et Dennis Feeley). Cette forme de violence, que l’on retrouve en Irlande de 1891 à 1893 à l’occasion de la mort de P.W. Nally, a été condamnée par le Clan et l’IRB. De nombreux membres de l’IRB sont hostiles à ces campagnes terroristes ainsi qu’à la politique de l’organisation américaine l’Irish National...

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