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Les Fenians d’Irlande

Une lecture du nationalisme révolutionnaire irlandais

Sophie Ollivier

Cet ouvrage met en lumière le rôle joué par l’organisation révolutionnaire feniane, appelée Irish Republican Brotherhood (IRB), depuis sa création en 1858 jusqu’à sa dissolution en 1924. Après un survol de l’histoire de l’île, depuis l’Irlande libre jusqu’à son asservissement par l’Angleterre, un premier volet concerne l’insurrection des « Irlandais-Unis » (1798) et celle des « Jeunes-Irlandais » (1848). Ce sont des jalons qui mènent aux Fenians. A partir du chapitre III, l’auteur retrace les différentes étapes des luttes des nationalistes révolutionnaires fenians pour conquérir l’indépendance de l’Irlande et analyse l’impact des deux insurrections qu’elle a organisées, en 1867 et en 1916. Un second volet présente diverses facettes du fenianisme : ses rapports avec les sociétés agraires, l’Église catholique et les mouvements révolutionnaires de l’époque en Europe, sa passion des commémorations, sa conception de la révolution à travers les écrits de certains de ses chefs, de Yeats et de Seán O’Casey, et enfin son républicanisme. Les révisionnistes rejettent la vision héroïque des luttes révolutionnaires fenianes.
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Chapitre XIV: Le révisionnisme

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Jusqu’en 1930, l’historiographie irlandaise, dont « le père » est Eoin MacNeill, est dominée par le courant nationaliste. Au début des années 1930, des historiens comme T.W. Moody, D.B. Quinn et Robin Dudley Edwards ont voulu détruire la théorie nationaliste héroïque de l’histoire, fondée sur la victimisation de l’Irlande et sa lutte pour devenir un État-nation. Cette attitude trouve son expression dans la revue Irish Historical Studies, fondée en 1937–1938, qui représente la publication conjointe de l’Ulster Society for Irish Historical Studies et de l’Irish Historical Society. Une seconde phase du révisionnisme commence à la fin des années 60. Les raisons de l’émergence d’une approche nouvelle sont diverses. Le cinquantième anniversaire de l’insurrection de 1916 entraîne de nouvelles interprétations. La société irlandaise est devenue plus prospère, plus sûre d’elle-même. L’Irlande a pris sa place parmi les autres nations. Enfin, les archives s’ouvrent, par exemple le mémorandum d’Eoin MacNeill, dans lequel il révèle les raisons qui l’ont poussé à envoyer des contrordres aux « Volontaires », la lettre de Francis Sheehy-Skeffington à Thomas MacDonagh sur les dangers du militarisme. Au moment des troubles en Irlande du Nord dans les années 60, lorsque l’IRA se proclame l’héritière des rebelles de 1916, le problème du rôle de la violence dans l’histoire irlandaise est à l’ordre du jour. De nombreux historiens s’attachent à détruire...

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