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Schweizer Jahrbuch für Musikwissenschaft- Annales Suisses de Musicologie- Annuario Svizzero di Musicologia

Neue Folge / Nouvelle Série / Nuova Serie- 33 (2013)- Redaktion / Rédaction / Redazione: Luca Zoppelli

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Der 33. Band des Schweizer Jahrbuchs für Musikwissenschaft vereint Studien von Wissenschaftlern an Schweizer Hochschulen mit einigen Beiträgen aus der internationalen Forschungslandschaft. Mit dabei sind auch zwei Artikel aus der Feder junger Forscher, die kürzlich ihre Ausbildung an Schweizer Hochschulen abgeschlossen haben. Damit kann ein breites Spektrum an Interessen und Gegenständen berücksichtigt werden.
Die Artikel von Föllmi, Fahrenkämper und Vincent bieten Überlegungen und Erkenntnisse philologischen, archivalischen und historischen Charakters über drei Persönlichkeiten der schweizerischen Kulturgeschichte der letzten drei Jahrhunderte und deren Wirkungskontexte. Sie beleuchten die Komplexität ihrer Beziehungen zu politischen und sozialen Umfeldern in den europäischen Metropolen. Die Studien von Ahrend und Roccatagliati sind auf Forschungsinitiativen zurückzuführen, die von Schweizer Universitäten gefördert sind. Schliesslich entstammen die bedeutenden archivalischen und philologischen Beiträge von Lucentini und Zitellini. Dal Molin, Dotto und Girardi unterstützen mit ihren Beiträgen die anderen, für dieses Heft wesentlichen Themen: das 20. Jh., die Erscheinungsformen des Kompositionsprozesses im Musiktheater – vornehmlich dem Italienischen – und die Reflexion über Quellen, selbst wenn es sich nicht nur um ausdrücklich musikalische handelt.
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Conspirateurs apolitiques ? Un ballo in maschera et le Risorgimento

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ALESSANDRO ROCCATAGLIATI (Ferrare)

Quiconque a étudié Un ballo in maschera de Giuseppe Verdi reconnaîtra l’allusion à sa genèse dans le titre de cette contribution. Un peu à contrecœur, le compositeur s’était résolu, en septembre 1857, à reprendre Gustave III ou le Bal masqué d’Eugène Scribe et de Daniel François Esprit Auber (1833), afin d’en tirer le nouvel opéra commandé par le théâtre S. Carlo de Naples. Dès le mois de novembre, la censure des Bourbons lui posait un certain nombre de conditions, qu’il acceptait. Il fallait, notamment, transformer le roi en un simple duc et faire en sorte que les mobiles du désir de vengeance des conjurés soient uniquement d’ordre familial ou patrimonial.1 Contrairement aux patriotes suédois de Scribe, ces conjurés devaient être apolitiques.

Il n’est donc pas évident d’évoquer Un ballo in maschera et ses conspirateurs dans le cadre d’une problématique consacrée à Verdi et au Risorgimento. Certes, la notion d’un Verdi prophète du processus de l’unification italienne a été remise en cause, au cours des dernières années, par des collègues tels Birgit Pauls, Roger Parker et Anselm Gerhard. Ils ont démontré qu’il s’agit d’une image créée a posteriori par la propagande culturelle nationaliste.2 Nous sommes face à un véritable mythe identitaire ← 85 | 86 → forgé, après 1861, par des écrivains proches du nouvel état monarchique et ce avec, en partie, la complicité du...

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