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Organisations, mouvements et partis des droites radicales au XXe siècle (Europe–Amériques)

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Edited By Olivier Dard

Après avoir abordé les droites radicales européennes et américaines contemporaines via leurs doctrinaires, vulgarisateurs et passeurs, analysé l’internationalisation de leurs supports et de leurs vecteurs, puis le caractère fédérateur d’un certain nombre de références et de thèmes, le quatrième et dernier volume du projet de recherche IDREA (Internationalisation des droites radicales Europe/Amériques) examine ces dernières sous l’angle des organisations, mouvements ou partis au 20 e siècle comme au début du 21 e et d’une réflexion sur la notion d’ « internationale noire ». Réunissant une dizaine de chercheurs français, européens, comme américains du Nord et du Sud, issus de différentes disciplines, l’ouvrage s’attache au cas de mouvements français comme l’Action française, le Mouvement Nationaliste du Progrès devenu Rassemblement Européen de la Liberté et le Front national. La seconde partie du volume est consacrée aux circulations et réemplois, envisagés dans un espace euro-Atlantique (droites radicales espagnole et argentine, Parti de l’Unité nationale du Canada d’Adrien Arcand, Wulfing Kindred états-unienne) et proprement européen (Jeune Europe, Groupes identitaires portugais).
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Introduction

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Olivier DARD1

Après avoir traité des doctrinaires et des vulgarisateurs, des supports et des vecteurs, des thématiques et des références des droites radicales,2 l’objectif de ce quatrième et dernier volume est de les aborder sous l’angle des organisations, mouvements ou partis. Sur ce dernier point, de nombreux travaux existent mais lorsqu’ils prennent en compte la dimension internationale, c’est davantage pour l’aborder sur un mode comparatif que pour insister sur les réseaux, les circulations et les transferts repérables entre les acteurs et les aires géographiques concernées. S’ajoute par ailleurs un problème supplémentaire, renvoyant au caractère sensationnaliste entourant les liens pouvant exister entre organisations d’extrême droite et qui a largement nourri des dossiers et ouvrages sulfureux sur toutes les variantes possibles d’un «orchestre noir» ou d’une «Internationale noire».

«L’Internationale noire» au prisme de la recherche historique

On sait toute la charge symbolique de formules comme «orchestre noir» ou «Internationale noire».3 Un volume récent, auquel ont participé certains des chercheurs engagés dans le projet IDREA en a montré toutes les limites à partir de l’étude du cas emblématique de l’OAS et de ses réseaux internationaux: les vérités en la matière sont moins prégnantes que les légendes et les mythologies,4 lesquelles sont des objets historiques à part entière tant elles ← 3 | 4 → articulent et structurent des discours et conditionnent des comportements....

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