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Enjeux identitaires en mutation

Europe et bassin méditerranéen

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Edited By John Tolan, Hassen El Annabi, Benaouda Lebdai and Franck Laurent

Les travaux réunis ici sont les fruits de deux rencontres entre chercheurs tunisiens et français : la première au Centre d’Etudes et de Recherches Economiques et Sociales de Tunis à Tunis en mai 2010 et la deuxième à la Maison des Sciences de l’Homme Ange Guépin à Nantes en juin 2011.
Le concept d’une « identité » nationale ou ethnique (et l’assimilation de l’une à l’autre) est bâti, en particulier au XIX e siècle en Europe, sur la base des histoires de « nations » dont on cherchait les origines dans l’antiquité. Certains des travaux réunis ici mettent en lumière les processus de constructions d’identités nationales au XIX e siècle, que ce soit l’idée les visions nationalistes de l’histoire française, ou la tension, dans la Tunisie du protectorat, entre identité « nationale » tunisienne, identités arabes ou musulmanes, et la réalité du protectorat français. Ce sont les moments d’implosion ou de démantèlement de grandes unités transnationales qui exige un travail sur des identités nationales soit nouvelles, soit anciennes mais remises au goût du jour et revêtues d’une importance accrue : la décolonisation, puis l’implosion de l’URSS ont donné lieu à de nouvelles constructions identitaires plus ou moins solides. Si en France comme en Tunisie des questions d’« identité » politique, nationale, religieuse, font l’objet d’interrogations et de polémiques, les essais réunis ici nous permettent de prendre du recul et de mettre ces phénomènes en perspective.
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Les notions de sécularisation et de dé-sécularisation en question: Amélie Puzenat

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Les notions de sécularisation et de dé-sécularisation en question

Amélie PUZENAT

L’érosion du religieux se poursuit en même temps que les signes de renouveaux se multiplient. Cohabitent ainsi modèles non-croyants, modèles « faibles » et modèles « forts » du croire. L’étude des notions complexes et équivoques de sécularisation et de dé-sécularisation que nous proposons ici interroge ces deux mouvements en apparence contradictoires, et pourtant concomitants. Il s’agit de revenir sur l’histoire sociologique de ces notions qui ont évolué en fonction des situations sociales et politiques des différentes sociétés dans lesquelles ils s’inscrivent. Dire ce que représente la sécularisation à l’époque contemporaine, c’est en effet dire les mutations sociales, et par conséquent les mutations religieuses, qui les produisent ou qui en découlent depuis plus d’un siècle. C’est identifier les dynamiques croyantes de la modernité, en prenant soin de ne pas exclure certaines traditions religieuses de cette modernité.

Dans ce chapitre, nous reviendrons, dans un premier temps, sur la notion de laïcisation pour mieux la différencier de celle de sécularisation. Nous détaillerons ensuite différentes approches anglo-saxonnes de la notion de sécularisation. Pour ce faire, nous nous appuierons sur trois apports majeurs en la matière, soit l’ouvrage Les théories de la sécularisation d’O. Tschannen (1992) ainsi que l’article de J.-P. Willaime (2006) « La sécularisation : une exception européenne ? Retour...

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