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Plurilinguisme dans la littérature française

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Alicia Yllera and Julian Muela Ezquerra

Ce volume s’intéresse à un phénomène très ancien mais qui a pris une grande ampleur de nos jours : la présence de langues ou dialectes autres que la langue de base du texte littéraire (ici le français). Les douze essais réunis dans ce volume analysent les différentes formes (alternance, assemblage, superposition de codes, etc.) et fonctions (ludique, comique, satirique, parodique, réaliste, esthétique, identitaire, revendicative, etc.) de l’hétérogénéité langagière à l’intérieur d’un même texte littéraire. Ces études s’intéressent à des textes français ou francophones appartenant à des époques différentes, qui vont des textes narratifs et dramatiques du XIIe et du XIIIe siècles jusqu’à des romans d’écrivains nés dans le dernier tiers du XXe siècle. D’autres chapitres analysent l’œuvre de Rabelais, la comédie du XVIIe siècle, un récit de voyages du XVIIIe siècle, un roman populaire du XIXe siècle, les romans policiers de Fred Vargas, une pièce inédite d’Hélène Cixous, des romans d’Albert Cohen, d’Ahmadou Kourouma et de Laura Alcoba, ainsi que deux pièces dramatiques de Jean Marc Dalpé.
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Les inscriptions en langue espagnole dans le Nouveau voyage en Espagne de Peyron

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Jean-François Peyron (1748–1784) fut secrétaire d’ambassade à Madrid entre 1777 et 1778, charge qui lui permit de parcourir une grande partie de l’Espagne et de publier, deux ans plus tard, un ouvrage où il racontait son séjour. Les pages de son récit témoignent d’un vif intérêt pour un grand nombre de thèmes particuliers au pays qui l’accueille, ainsi que de son érudition en ce qui concerne un large éventail de sujets. Ce constat apparaît aussi dans le fait que Peyron ait recours à plusieurs langues, parmi lesquelles l’espagnol, pour élaborer son texte. En effet, que ce soit sous la forme de termes isolés ou moyennant des locutions, la langue espagnole apporte à la narration du voyageur un souci de véracité et y rajoute un brin d’exotisme. Dans cette analyse, nous étudierons les inscriptions que l’auteur insère, tout au long de son récit, dans la langue du pays qu’il visite. En considérant les événements que ces épigraphes rappellent, il est possible de les diviser en trois parties. D’un côté, les mots gravés ou sculptés sont mis au service de la politique, soit pour commémorer un fait d’armes, soit pour exalter les qualités d’un personnage de la royauté. D’un autre côté, les épigraphes retenues incitent au respect de la loi et au maintien de l’ordre, et, finalement, certaines remémorent le monde de l’art.

Dans tous les cas, la...

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