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L’Empreinte de la Bible

Récritures contemporaines de mythes bibliques en littérature de jeunesse

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Danièle Henky

La Bible fut un réservoir d’histoires à destination des enfants dès le Moyen Âge en Occident. Aujourd’hui, on puise toujours dans la Genèse ou dans le Nouveau Testament, actualisant des textes fondateurs, afin de les intégrer dans des livres pour la jeunesse. Parodiée, commentée, réinterprétée, la Bible continue de s’offrir comme une sorte de grand vivier de mythes littéraires auquel l’écrivain, qu’il soit croyant ou non, ne se prive pas de recourir.
L'étude des écarts entre le texte originel et sa récriture, pratiquée ici essentiellement à partir d’un corpus d’ouvrages francophones, témoigne des mouvements qui affectent la culture du temps et permet de pointer la manière de faire des auteurs, les effets produits sur l’ouvrage réalisé comme sur le mythe lui-même. Elle révèle aussi la dynamique du mythe biblique à l’œuvre dans les textes destinés aux jeunes et esquisse, parallèlement, une réflexion sur l’évolution de la jeunesse entre héritage et questionnements dans un contexte culturel en constante évolution.
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Pour réaliser le résumé qui suit nous nous sommes appuyée sur une édition scolaire : Gilgamesh, texte intégral, adapté par M. Laffon d’après la traduction de Jean Bottéro, « Classico Collège », Paris, Belin Gallimard, 2009263.

Les hommes, de plus en plus nombreux sur la Terre faisaient un vacarme étourdissant qui empêchait les dieux de se reposer. Certains d’entre eux dont Enlil, le maître suprême, en furent irrités et décidèrent de dépeupler la Terre en noyant les êtres qui l’habitaient. Cependant, le dieu Ea des eaux souterraines, protecteur des humains, le trahit en prévenant en songe son ami Atrahasis. Il lui enjoignit de construire une arche étanche et d’embarquer à son bord des spécimens de tous les êtres vivants. Dès que les écoutilles furent fermées, le dieu Nergal ouvrit les vannes célestes. Les flots couvrirent jusqu’au sommet des montagnes. Durant six jours et sept nuits, bourrasques, pluies battantes, tonnerre, éclairs et ouragans se déchaînèrent. Le septième jour, la mer se calma et l’arche accosta au mont Nishir. Atrahasis prit une colombe et la lâcha ; la colombe s’en fut, mais elle revint. Plus tard, il prit une hirondelle et la lâcha ; l’hirondelle s’en fut, mais elle revint. Enfin, il prit un corbeau et le lâcha ; le corbeau s’en fut, mais ayant trouvé le retrait des eaux, il picora, croassa, s’ébroua, et ne revint pas. Alors, Atrahasis...

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