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Guerres dans le monde ibérique et ibéro-américain

Actes du XXXVe Congrès de la S. H. F.

Edited By Florence Belmonte, Karim Benmiloud and Sylvie Imperato-Prieur

Cet ouvrage réunit les travaux du XXXV e Congrès de la Société des Hispanistes Français (S. H. F.) qui s’est tenu à l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 du 20 au 22 mai 2011. Il rassemble une cinquantaine d’articles qui portent non seulement sur l’Espagne, mais aussi sur l’ensemble de la Péninsule Ibérique, sur l’Amérique hispanophone et les territoires lusophones, du XVI e au XXI e siècle. Le volume est divisé en quatre chapitres, « Faire la guerre », « Dire la guerre », « Représenter la guerre » et « Sortir de la guerre », qui recouvrent une large part des champs disciplinaires auxquels s’attache l’hispanisme (Histoire, civilisation, littérature, théâtre, arts plastiques, peinture, musique, cinéma).
L’ouvrage comprend notamment de nombreux articles sur la guerre civile espagnole et le franquisme (dont les deux conférences plénières), mais aussi d’importantes contributions sur l’ensemble du monde ibérique et ibéro-américain (Portugal, Argentine, Colombie, Cuba, Mexique, Paraguay, Pérou, etc.).
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L’écriture du deuil et de la prison : Una mujer en la guerra de España de Carlota O’Neill (Carole Viñals)

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Université Lille III

En Espagne, la récupération de la mémoire historique s’est centrée autour de la figure de la femme, une grande oubliée de l’Histoire et de la politique. Il ne s’agit plus de parler de grands événements ou de grandes batailles mais de se centrer sur l’intime, le vécu. Ce qui intéresse le lecteur, ce sont les stratégies de survie qui ont été mises en place. C’est ce qui explique la réédition en 2006 de Una mujer en la guerra de España, un livre de Carlota O’Neill qui avait connu lors de sa première parution en Espagne en 1977 une diffusion confidentielle.

Afin de saisir les enjeux actuels de ce livre, nous nous interrogerons d’abord sur la condition de témoin et ce qu’elle implique, surtout lorsque l’on est une femme de cette époque. Mais ce qui a poussé Carlota à témoigner c’est aussi l’absence, la présence du vide laissé par la disparition de son jeune époux. Ecriture et deuil sont étroitement liés, nous le verrons. Nous verrons aussi comment ce texte peut se rattacher à un genre : celui des écrits de prison.

Comme le rappelle Ricœur, l’expérience individuelle inclut un pâtir1. Le philosophe a développé dans Temps et récit la problématique du croisement entre histoire et fiction. Il se demande même dans le troisième...

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