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Guerres dans le monde ibérique et ibéro-américain

Actes du XXXVe Congrès de la S. H. F.

Florence Belmonte, Karim Benmiloud and Sylvie Imperato-Prieur

Cet ouvrage réunit les travaux du XXXVe Congrès de la Société des Hispanistes Français (S. H. F.) qui s’est tenu à l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 du 20 au 22 mai 2011. Il rassemble une cinquantaine d’articles qui portent non seulement sur l’Espagne, mais aussi sur l’ensemble de la Péninsule Ibérique, sur l’Amérique hispanophone et les territoires lusophones, du XVIe au XXIe siècle. Le volume est divisé en quatre chapitres, « Faire la guerre », « Dire la guerre », « Représenter la guerre » et « Sortir de la guerre », qui recouvrent une large part des champs disciplinaires auxquels s’attache l’hispanisme (Histoire, civilisation, littérature, théâtre, arts plastiques, peinture, musique, cinéma).
L’ouvrage comprend notamment de nombreux articles sur la guerre civile espagnole et le franquisme (dont les deux conférences plénières), mais aussi d’importantes contributions sur l’ensemble du monde ibérique et ibéro-américain (Portugal, Argentine, Colombie, Cuba, Mexique, Paraguay, Pérou, etc.).
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La guerre de course en Méditerranée dans quelques ouvrages de fiction en prose du XVIIesiècle (Caroline Lyvet)

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← 378 | 379 → CAROLINE LYVET

Université d’Artois, Arras

L’histoire militaire de l’Espagne moderne, et en particulier celle des combats maritimes qui l’opposèrent à l’Empire Ottoman aux XVI et XVIIe siècles, ne peut s’écrire sans prendre en compte une modalité singulière d’affrontement, la guerre de course, considérée comme une « guerre inférieure » par F. Braudel1. Les réalités historiques de cette forme particulière de conflit maritime et leurs conséquences ont fait l’objet de nombreux travaux, en particulier ces dernières années2. La course implique divers acteurs : les corsaires des régences barbaresques et ceux de la Couronne espagnole qui, bénéficiant de permis délivrés par leurs gouvernements, arment des navires pour s’emparer des vaisseaux de commerce ennemis et de leurs biens et sont autorisés à faire des prisonniers qui deviendront des esclaves. Pour les deux camps, le corsaire, qui agit en pirate légitimé, devient alors un adjuvant de la flotte officielle et son existence et la légalité de ses pratiques sont reconnues par les États3. D’autre part, la marine espagnole entre également en jeu car elle poursuit les corsaires barbaresques et défend les navires privés dans une réaction de contre-course. Enfin, les ordres militaires, comme l’Ordre de Malte et les ordres rédempteurs se voient à leur tour impliqués, notamment pour les seconds, dans le rachat des captifs catholiques4. La course ← 379 | 380 → répond donc à un régime juridique sp...

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