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Guerres dans le monde ibérique et ibéro-américain

Actes du XXXVe Congrès de la S. H. F.

Florence Belmonte, Karim Benmiloud and Sylvie Imperato-Prieur

Cet ouvrage réunit les travaux du XXXV e Congrès de la Société des Hispanistes Français (S. H. F.) qui s’est tenu à l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 du 20 au 22 mai 2011. Il rassemble une cinquantaine d’articles qui portent non seulement sur l’Espagne, mais aussi sur l’ensemble de la Péninsule Ibérique, sur l’Amérique hispanophone et les territoires lusophones, du XVI e au XXI e siècle. Le volume est divisé en quatre chapitres, « Faire la guerre », « Dire la guerre », « Représenter la guerre » et « Sortir de la guerre », qui recouvrent une large part des champs disciplinaires auxquels s’attache l’hispanisme (Histoire, civilisation, littérature, théâtre, arts plastiques, peinture, musique, cinéma).
L’ouvrage comprend notamment de nombreux articles sur la guerre civile espagnole et le franquisme (dont les deux conférences plénières), mais aussi d’importantes contributions sur l’ensemble du monde ibérique et ibéro-américain (Portugal, Argentine, Colombie, Cuba, Mexique, Paraguay, Pérou, etc.).
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Éthique et esthétique du récit de guerre dans l’œuvre d’Arturo Pérez-Reverte (Marie-Thérèse Garcia)

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Université de Toulon. Babel EA 2649

Arturo Pérez-Reverte (1951), ex-reporter de guerre et membre de la Real Academia Española (2003), est le créateur d’une œuvre romanesque comptant une vingtaine de titres. La lecture de sa bibliographie révèle déjà la prégnance de la guerre dans l’écriture revertienne. En effet, son premier roman El húsar (1986), puis La sombra del Águila (1993), Territorio comanche (1994), la troisième aventure du Capitán Alatriste : El sol de Breda (1998), Cabo Trafalgar (2004), El pintor de batallas (2006), Corsarios de Levante (2006), Un día de cólera (2007), la nouvelle Ojos azules (2009), la bande dessinée pour enfants El Pequeño Hoplita et même El asedio (2010) – pourtant de facture policière – sont des œuvres où la guerre génère le récit, le structure et lui donne couleur et sens.

Le romancier, toujours habité par le journaliste qui pendant vingt et un ans a couvert la quasi-totalité des conflits qui ont déchiré le monde, trouve dans l’écriture un exutoire pour exorciser ce long voyage au bout de la nuit, au bout de l’enfer. Il construit un territoire narratif qui devient le locus bellicus, le locus sinister, lieu de prédilection de la chevauchée macabre du deuxième cavalier de l’Apocalypse.

Cette obsédante réitération d’une poétique de l’horreur suscite chez...

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