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Guerres dans le monde ibérique et ibéro-américain

Actes du XXXVe Congrès de la S. H. F.

Florence Belmonte, Karim Benmiloud and Sylvie Imperato-Prieur

Cet ouvrage réunit les travaux du XXXV e Congrès de la Société des Hispanistes Français (S. H. F.) qui s’est tenu à l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 du 20 au 22 mai 2011. Il rassemble une cinquantaine d’articles qui portent non seulement sur l’Espagne, mais aussi sur l’ensemble de la Péninsule Ibérique, sur l’Amérique hispanophone et les territoires lusophones, du XVI e au XXI e siècle. Le volume est divisé en quatre chapitres, « Faire la guerre », « Dire la guerre », « Représenter la guerre » et « Sortir de la guerre », qui recouvrent une large part des champs disciplinaires auxquels s’attache l’hispanisme (Histoire, civilisation, littérature, théâtre, arts plastiques, peinture, musique, cinéma).
L’ouvrage comprend notamment de nombreux articles sur la guerre civile espagnole et le franquisme (dont les deux conférences plénières), mais aussi d’importantes contributions sur l’ensemble du monde ibérique et ibéro-américain (Portugal, Argentine, Colombie, Cuba, Mexique, Paraguay, Pérou, etc.).
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La guerre contre les hérétiques dans les recueils espagnols d’emblèmes (XVIe-XVIIe siècles) (Gloria Bossé-Truche)

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Université de Tours

La littérature emblématique est un genre mixte associant image et texte. Le « père et prince des emblèmes » est le juriste milanais André Alciat qui publie en 1531 l’Emblematum liber. À l’origine simple recueil d’épigrammes, il se voit adjoindre une gravure pour chacune d’entre elles, sous l’impulsion de l’imprimeur. L’emblema triplex est né, qui se compose d’un titre, d’une gravure et d’une épigramme.

Le développement d’une emblématique proprement espagnole s’opère assez tardivement, cinquante ans après la première parution du recueil d’Alciat. En Espagne, le contexte spirituel et moral est très particulier. Le concile de Trente s’est achevé depuis peu. Le pays, fer de lance d’un catholicisme épuré de toute déviance, cherche à exalter la religion. L’orientation fortement spirituelle et morale des recueils d’emblèmes est claire dans les titres : Empresas morales de Juan de Borja (fils de Francisco de Borja, cousin de Charles Quint et jésuite plus tard canonisé) publiées à Prague en 1581 ; Emblemas morales des frères Horozco y Covarrubias, publiés respectivement à Ségovie en 1589 et à Madrid en 1610 ; Empresas espirituales y morales de Juan Francisco de Villava, publiées en 1613 à Baeza. Les auteurs sont proches des milieux ecclésiastiques, quand ils ne sont pas eux-mêmes des hommes d’Eglise.

Une précision théorique importante s’impose entre les termes empresa et emblema. L’empresa, que l’on traduit par « devise...

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