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Guerres dans le monde ibérique et ibéro-américain

Actes du XXXVe Congrès de la S. H. F.

Edited By Florence Belmonte, Karim Benmiloud and Sylvie Imperato-Prieur

Cet ouvrage réunit les travaux du XXXV e Congrès de la Société des Hispanistes Français (S. H. F.) qui s’est tenu à l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 du 20 au 22 mai 2011. Il rassemble une cinquantaine d’articles qui portent non seulement sur l’Espagne, mais aussi sur l’ensemble de la Péninsule Ibérique, sur l’Amérique hispanophone et les territoires lusophones, du XVI e au XXI e siècle. Le volume est divisé en quatre chapitres, « Faire la guerre », « Dire la guerre », « Représenter la guerre » et « Sortir de la guerre », qui recouvrent une large part des champs disciplinaires auxquels s’attache l’hispanisme (Histoire, civilisation, littérature, théâtre, arts plastiques, peinture, musique, cinéma).
L’ouvrage comprend notamment de nombreux articles sur la guerre civile espagnole et le franquisme (dont les deux conférences plénières), mais aussi d’importantes contributions sur l’ensemble du monde ibérique et ibéro-américain (Portugal, Argentine, Colombie, Cuba, Mexique, Paraguay, Pérou, etc.).
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La Guerre d’Afrique mise en images (Corinne Cristini)

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Université Paris IV – Sorbonne

Le 22 octobre 1859, l’Espagne entre en guerre contre le Maroc et après la prise de Tétouan, le 6 février 1860, et la bataille de Wad-Ras, le 23 mars, un traité de paix est signé le 26 avril 1860. Carlos Serrano et Marie-Claude Lecuyer font remarquer que « les motifs officiels de la guerre sont propres à créer (un) courant d’enthousiasme : les Maures ont brisé les armes d’Espagne devant Ceuta, il s’agit de laver cet affront, l’honneur du pays est engagé1 […] ». La guerre d’Afrique invite artistes et écrivains à renouer avec le mythe de l’Espagne conquérante. Des écrivains (Alarcón, Nuñez de Arce, les auteurs du Romancero de la guerra de África2, Galdós), des peintres tels que Mariano Fortuny, Eduardo Rosales, Francisco Sans y Cabot, des dessinateurs et des graveurs s’en font l’écho. La guerre et l’art de la représentation ont toujours été étroitement liés ; rappelons avec Paul Virilio « qu’il n’y a donc pas de guerre sans représentation » et que « les armes sont non seulement des outils de destruction mais aussi des outils de perception3 ».

La résurgence du thème de « la bataille de Tétouan » dans l’œuvre de Salvador Dalí en 1962 nous révèle la prégnance du sujet dans l’imaginaire collectif espagnol. Comment expliquer cet impact de la guerre d’Afrique en Espagne ? Tout d’abord, celle-ci éclate dans une période fortement...

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