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Les années 1540 : regards croisés sur les arts et les lettres

Edited By Lorenz E. Baumer, Frédéric Elsig and Sabine Frommel

Co-édité par les unités d’archéologie classique et d’histoire de l’art, en partenariat avec l’équipe d’accueil Histara de l’Ecole pratique des Hautes Etudes à Paris, le volume réunit les actes d’un colloque organisé à Genève les 11 et 12 avril 2011. Il se focalise sur l’extraordinaire vitalité des années 1540. Cette décennie de transition a vu l’émergence de phénomènes capitaux et de véritables révolutions dans l’histoire culturelle de l’Occident, dans tous les domaines : de la religion aux sciences en passant par l’architecture et les arts visuels. Son identité reste néanmoins difficile à cerner. Pour tenter d’en préciser les contours, le volume aborde les arts et les lettres sous une pluralité de perspectives, rassemblant des compétences dans différentes disciplines. Son originalité consiste précisément à articuler des approches transversales autour d’un moment crucial et d’en mesurer les conséquences à long terme. Il viendra renouveler, par ce point de vue inhabituel, les études consacrées à la Renaissance.
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Jean Cousin le Père et l’architecture fictive: sa contribution à l’évolution des langages à l’antique en France dans les années 1540: Sabine Frommel

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SABINE FROMMEL

Les mutations des langages architecturaux qui se profilent en France dès le début des années quarante du XVIe siècle conduisent, avec une rapidité étonnante, vers un premier classicisme. Dans le domaine du dessin et de la peinture, ce courant trouve une expression pertinente dans une prolifération de monuments et de ruines classiques, notamment dans des scènes mythologiques et religieuses. Les rotondes, colonnades, portiques, arcs de triomphe et obélisques revêtent une double signification: elles évoquent le grandiose passé antique, paradigme de l’âge de l’humanisme et, par leur état souvent précaire, ils affichent la fin de cette ère au profit de celle de la chrétienté. La décoration de la Galerie François Ier à Fontainebleau, conçue par Rosso Fiorentino et Francesco Primaticcio à partir de 1533, offre un premier ensemble riche en architectures feintes, mais représentées de manière encore assez maladroite1. De notables progrès allaient ensuite se manifester, en particulier dans le domaine du dessin, constituant souvent le support pour des peintures, des tapisseries et des vitraux. Les églises et les intérieurs des demeures accueillent des paysages à l’antique truffés d’inventions personnelles qui, comme le revers de la même médaille, trahissent des impulsions analogues à celles qui firent se métamorphoser l’architecture monumentale. Si à cette dernière la recherche a consacré des études approfondies, les bâtiments fictifs attendent encore des enquêtes plus étendues et solides2.

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