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Le changement en français

Etudes de linguistique diachronique

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Bernard Combettes, Céline Guillot, Evelyne Oppermann-Marsaux, Sophie Prevost and Amalia Rodriguez Somolinos

Cet ouvrage réunit une sélection d’articles issus du colloque international « Diachro 4 - Le français en diachronie », qui s’est tenu à l’Université Complutense de Madrid du 22 au 24 octobre 2008. Les contributions sont axées essentiellement autour de trois grands thèmes : le français préclassique et classique en diachronie ; l’énonciation et la linguistique textuelle en diachronie ; les structures interrogatives et les constructions clivées. Un thème transversal apparaît tout au long de cet ensemble : celui de la périodisation, du choix des critères permettant la reconnaissance d’étapes successives dans le changement linguistique.
Les études proposées ici constituent un ensemble bien représentatif des diverses tendances, théoriques et méthodologiques, qui traversent actuellement le champ de la linguistique diachronique du français, en France comme à l’étranger.

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Jaroslav ŠTICHAUER L’évolution de la dérivation suffixale nominale en français préclassique et classique: exemple des déverbaux en –ment 381

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L’évolution de la dérivation suffixale nominale en français préclassique et classique: exemple des déverbaux en -ment Jaroslav ŠTICHAUER1 Université Charles, Prague Introduction Les déverbaux en –ment représentent un patron dérivationnel très productif dès l’ancien et le moyen français – Nyrop (III: 108) cite, entre autres, pour «la vieille langue»: «assentement, detenement, faillement, partement, repentement, sentement, soustenement, etc.» En français préclassique, cette productivité semble se confirmer, comme en témoignent, entre autres, Posner (1997: 168): «Verbal noun formation with –ement remains productive», ou Lewicka (1960: 69): «Les déverbatifs en –ment […] foisonnent dans les textes du théâtre comique.» Dans le Thrésor de la langue françoise de Nicot (1606), les dérivés nominaux en –ment représentent presque 3,5% (629 sur 18 123) de l’en- semble de sa nomenclature. Or certains de ces dérivés, sortis de l’usage depuis les XVIe – XVIIe siècles, ont connu des sorts très différents. Les uns ont disparus sans ne laisser guère de trace dans la langue moderne (brûlement, sauvement, etc.), les autres ont été remplacés par des dérivés concurrents (pensement, violement, lèvement, etc.). Au XVIIe siècle, certains de ces mots ont fait l’objet d’âpres critiques de la part des remarqueurs que nous essaierons d’analyser, ou, par contre, ont bénéficé d’un engouement certain auprès des précieux (cf. Lathuillère, 1987: 257). Dans les lignes...

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