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La Parataxe

Tome 1- Entre dépendance et intégration

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Edited By Marie-José Béguelin, Mathieu Avanzi and Gilles Corminboeuf

La parataxe associe des constructions en l’absence de tout marqueur explicite de dépendance : Vous m’appelez, je viens ; Aide-toi, le ciel t’aidera ; Il y a un souci, c’est que la robe est trop large, ou encore : Tu le verrais, il est adorable. Les modèles grammaticaux traditionnels rencontrent leurs limites face à ces tours binaires, à cheval entre micro- et macro-syntaxe. Faut-il y voir des juxtapositions de phrases ou de sous-phrases ? des coordinations sans marqueurs ou des subordinations implicites ? Les enjeux théoriques sont ici très importants : définition des unités pertinentes, rôles de l’intonation, conditions des coalescences entre clauses... Issu des réflexions lancées lors du Colloque international de Neuchâtel (12-15 février 2007), cet ouvrage de synthèse procède à un large bilan critique, allant des acquis de la philologie classique aux avancées récentes de la recherche en syntaxe de l’oral, en prosodie, en sémantique, en linguistique diachronique.
Le tome 1 Entre dépendance et intégration dresse un état de la question : sur quelles définitions reposent les notions de parataxe et d’asyndète ? quels types de dépendance sont mis en jeu ? quels liens convient-il d’établir entre subordination, coordination et parataxe ? Enfin, comment se présente la parataxe dans les langues de l’antiquité classique et en indo-européen ?

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SECTION 4: LANGUES ANCIENNES

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SECTION 4 LANGUES ANCIENNES Autour de l’asyndète dans les groupes nominaux des langues indo-européennes anciennes Françoise BADER EPHE, Paris 1. Parataxe et asyndète La parataxe, que j’ai jadis étudiée (F.B., «Structure de l’énoncé indo- européen», BSL 81, 1986: 71-120), et l’asyndète, objet de ce présent travail, ont en commun l’absence de connecteur, mais ne recouvrent pas les mêmes domaines dans les langues i.e. anciennes: la parataxe est restreinte aux énoncés complexes à plus d’un verbe; l’asyndète se trouve et dans ces énoncés, où elle s’oppose à l’hypotaxe, et (s’opposant alors à des syntagmes à connecteur) dans des groupes nominaux, soit d’adjectifs, soit de substan- tifs (ex. latins chez J. B. Hofmann & A. Szantyr, Lateinische Grammatik II, Munich, 1955: 789-790; 828-831; grecs chez E. Schwyzer & A. Debrunner, Griechische Grammatik II, Munich, 1959: 631-634; 701-702; védiques chez H. Hettrich, Untersuchungen zur Hypotaxe im Vedischen, de Gruyter, 1988), mais dans des conditions radicalement différentes quant à l’accent, par le- quel il me faut donc commencer. 1.1 Fonction syntaxique de l’accent dans la structure des énoncés verbaux La fonction syntaxique de l’accent dans les langues indo-européennes est d’être un indice de relations, différentes pour les thèmes pronominaux (dont les particules et les préverbes), les verbes et les noms. Les pronoms, en rapport avec l’intonation de la phrase, règlent la relation des parties du discours en leur succession dans la phrase, par la place qu’ils y occupent: en...

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