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Le corporatisme dans l’aire francophone au XX ème siècle

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Edited By Olivier Dard

Issu d’un atelier organisé avec le soutien de la Maison des Sciences de l’homme de Lorraine les 30 et 31 mars 2011 à l’Université Paul Verlaine-Metz, ce volume s’inscrit dans une série de publications déjà parues dans la collection « convergences » et consacrées à des figures majeures de l’histoire des droites radicales françaises envisagées sous l’angle de leurs relations à l’étranger (Charles Maurras, Jacques Bainville, Georges Valois et Maurice Barrès).
Les dix chercheurs français et étrangers réunis dans ce volume traitent pour la première fois du corporatisme dans l’aire francophone (France, Belgique, Canada, Suisse) sous l’angle du comparatisme et des transferts politiques et culturels, prolongeant ainsi des recherches sur le corporatisme dans l’aire latine. Au plan chronologique, si l’ouvrage s’attache à la première moitié du vingtième siècle qui est la période phare du corporatisme, il traite aussi de l’après 1945 et de son déclin prenant ainsi au mot le titre de l’ouvrage célèbre de Mihaïl Manoïlesco, Le siècle du corporatisme paru en 1936.

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Le corporatisme dans l’aire francophone:Belgique – Suisse – Canada

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Le corporatisme dans l’aire francophone: Belgique – Suisse – Canada La Suisse, le corporatisme et ses sources d’inspiration Hans-Ulrich JOST ∗ Université de Lausanne Territoire exigu et dissocié en régions qui pratiquent des langues différentes (française, allemande, italienne, romanche) et deux religions reconnues (protestante, catholique), la Suisse s’avère particulièrement perméable aux courants d’idées à l’œuvre dans les grands pays voisins, en particulier l’Alle- magne, l’Autriche, la France et l’Italie. Les idées corporatistes, discutées dès la fin du XIXe siècle mais développées surtout dans l’entre-deux-guerres, illustrent de manière pertinente ces transferts et leur recomposition selon les spécificités propres à un canton ou une région. Ainsi Genève comme la Suisse romande s’orientait-elle plutôt sur la France, Fribourg s’inspirait davantage de Rome et de l’Autriche, tandis que la Suisse alémanique et le Tessin italophone se tournaient vers l’Allemagne et l’Italie. En sus, s’ajoutait à ces influences cosmopolites une source d’inspiration autochtone, issue de l’expé- rience de quelques associations professionnelles créées au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Dans les cantons ou régions marqués à la fois par une plus ou moins forte industrialisation et leur conversion au protestantisme, la pensée corporatiste tend, sauf rare exception, à un certain pragmatisme. En territoires catholiques, en revanche, encore largement ruraux et dominés politiquement par les conservateurs, les composantes idéologiques prennent le dessus. De cette situation, à laquelle se superpose sans la recouper la question...

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