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Etudes de sémantique et pragmatique françaises

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Edited By Louis de Saussure and Alain Rihs

Les articles rassemblés dans ce recueil sont issus d’une sélection de communications portant sur la sémantique et la pragmatique du français du colloque « Le français en contextes » de l’Association for French Language Studies, tenu à l’Université de Neuchâtel en septembre 2009. Ils apportent des éclairages nouveaux et des solutions inédites à un ensemble de problématiques classiques qui relèvent des dimensions sémantique et pragmatique du français. Qu’il s’agisse de définir les usages et interprétations des marqueurs aspectuo-temporels, des opérateurs modaux ou des quantificateurs, ou qu’il s’agisse de tracer les contours d’un matériau lexical difficilement saisissable (noms de couleurs ou noms d’idéalités), les auteurs apportent un soin particulier à l’identification des niveaux de sens ; ils s’emploient non seulement à distinguer les parts respectives du code et du contexte dans l’interprétation, mais, plus subtilement encore, examinent l’encodage sémantique sous l’angle de la sélection d’informations contextuelles qu’il implique.

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Cécile BARBET «Ca peut être bon à ce prix-là»: une ironie par antiphrase? 101

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Ca peut être bon à ce prix-là: une ironie par antiphrase? Cécile BARBET, University of Cambridge, Université de Neuchâtel et Université du Littoral-Côte d’Opale Introduction Le présent article se propose de décrire et d’expliquer un emploi particulier du verbe modal pouvoir, exemplifié en (1): (1) Parce que c’est pas pour dire mais c’est un vrai diamant hein ça peut la vache (Film Je vous trouve très beau, I. Mergault, 2005) Cet emploi du modal est signalé dans la littérature par Le Querler (1996, 2001), Fuchs & Guimier (1989) ou Honeste (2004) mais n’a jamais fait l’objet d’une description précise. Honeste (2004) suggère que cet emploi est une ironie par antiphrase ; nous nous éloignerons de cette hypothèse et défendrons que l’ironie est ici plutôt provoquée par une litote. Si pouvoir montre dans ce genre d’exemple le nécessaire, ce n’est pas par antiphrase: nous montrerons que le possible encodé par pouvoir n’est pas la négation du nécessaire. L’étude de cet emploi de pouvoir sera ainsi l’occasion de revenir sur l’idée déjà ancienne de Sueur (1983), qui n’a jamais été explicitement remise en question à notre connaissance, selon laquelle la conversion complémen- taire p  p (‘il est possible que p’ implique ‘il est possible que non-p’) est «le sens ultime de pouvoir», Sueur op. cit. : 176). Selon cette hypothèse, pouvoir encoderait la possibilité bilatérale: ‘p n’est ni impossible ni nécessaire’ (ou ‘il n’est...

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