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Initiation au Programme Minimaliste

Eléments de syntaxe comparative

Series:

Genoveva Puskas

Cet ouvrage est une introduction à la théorie syntaxique basée sur le programme minimaliste, une version récente de la grammaire générative. Il se veut accessible tant aux linguistes débutants qu’à ceux, déjà familiarisés avec la grammaire générative, qui souhaitent mettre leurs connaissances à jour. Les chapitres explorent de manière progressive divers aspects de l’analyse de la phrase comme la structure des constituants, de la phrase déclarative simple, des clauses enchâssées, ainsi que les constructions plus complexes telles les phrases passives, les phrases négatives ou interrogatives. Les notions théoriques sont présentées de façon graduelle, dans un langage clair et accessible. L’accent est mis sur la présentation et l’analyse d’exemples en français, mais dans les cas pertinents, la discussion s’enrichit de comparaisons avec des langues très diverses, comme le hongrois, le gungbe, le japonais ou le basque.
Ce livre est un des rares ouvrages sur la théorie générative à être écrit en français ; il vise à combler une lacune dans le vaste domaine des ouvrages introductifs sur la syntaxe.

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Chapitre 6

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La phrase complexe 6.1 La clause subordonnée Nous avons vu que la phrase est formée d’unités qui sont organisées hiérar- chiquement. Ces unités, ou constituants, sont soumises à certaines con- traintes, comme la sélection par le verbe ou par d’autres éléments (préposi- tion, adjectif, temps, etc.). Dans cette perspective, nous examinons des phrases complexes. (1) François pense que sa farandole amuse ses frères. La phrase en (1) comporte deux clauses, François pense et (que) sa farandole amuse ses frères. En effet, chaque clause contient un prédicat. La relation entre les deux clauses est une relation de dépendance, la deuxième clause étant subordonnée à la première. Elle s’appelle donc clause subordonnée. Considérons les exemples en (2) et (3) : (2) a. François le pense. b. Que pense François ? (3) a. *François le pense amuse ses frères. b. *Que pense François amuse ses frères ? Les exemples en (2) montrent que le prédicat pense sélectionne un complé- ment, qui peut être remplacé par le pronom le (2a) ou par un mot interroga- tif que (2b). Les exemples en (3) montrent que le pronom le ou le mot inter- rogatif que ne peuvent pas se substituer à une partie de la clause subordonnée seulement. En nous référent aux tests de constituants (cha- pitre 3), nous en concluons que la séquence [que sa farandole amuse ses...

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