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Le sacré dans la littérature contemporaine : expériences et références

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Edited By Myriam Watthée-Delmotte and Aude Bonord

Cet ouvrage propose d’analyser les articulations entre la spiritualité et la littérature à la fois en tant qu’émergence du sujet et constitution d’une communauté symbolique. D’une part il rend justice, dans les lettres contemporaines, à la variété des formes d’expression du sacré, de la présence d’un invisible au-delà du visible, ou du surnaturel ; d’autre part il observe comment la littérature s’inscrit d’une manière singulière dans le patrimoine immatériel marqué par les traditions religieuses. Cette réalité complexe se configure d’une manière différente au sein de l’histoire littéraire et culturelle française, anglo-américaine et hispano-américaine, qui sont les trois territoires textuels et contextuels ici évoqués.

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L’inscription Des References Communautaires

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La Bible dans la littérature américaine : la lettre et l’esprit KATHIE BIRAT1 Le rapport de la littérature américaine à la spiritualité repose sur un paradoxe. Si on trouve peu d’ouvrages, parmi les grands classiques américains, qui s’intéressent directement à la religion ou à la spiritualité, on rencontre la spiritualité partout dans la littérature américaine, à tel point qu’il est pratiquement impossible de lire cette littérature sans posséder une bonne connaissance de la Bible, en particulier de la Bible du roi Jacques, qui constitue le texte de référence2. Il n’y a pas de Milton ou de Bunyan ou de Donne dans la littérature américaine, mais la question de la spiritualité se trouve au cœur même de l’identité du pays au point d’en être indissociable. Les manifestations les plus évidentes de cette imbrication du spirituel dans le séculaire sont bien connues : le président des États-Unis prête serment sur la Bible, les enfants américains récitent un serment 1 Université de Lorraine. 2 La traduction en anglais de la Bible appelée « La Bible du roi Jacques » a été réalisée sous les ordres du roi Jacques Ier et terminée en 1611. Elle n’était pas la première traduction en anglais et porte les traces de celle de William Tyndale, publiée à Worms en 1526 et de celle de William Whittingham, un calviniste vivant en exil à Genève, publiée en 1560 et appel...

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