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Album Belgique

Edited By Annamaria Laserra

Avec trois langues nationales et une division entre Régions flamande, wallonne et bruxelloise, un système fédéral complexe pour un pays de 30 530 km 2 où ne s’est jouée qu’en partie l’histoire de ses origines, la Belgique est un véritable berceau culturel européen qui résiste aux identifications aisées. Ce volume restitue l’extraordinaire fécondité culturelle du pays, fondée sur l’enchevêtrement de multiples racines en se focalisant sur tel ou tel de ses aspects.
Des images donc de la Belgique. Des instantanés qui n’excluent pas une optique panoramique. L’histoire et la société, la littérature francophone, la BD ou la chanson, le cinéma et le sport voisinent ainsi avec des essais sur Bruxelles, l’Art Nouveau, la Nouvelle Musique, la Gastronomie ou la Théorie de la relativité. Comme avec des portraits : ceux de Juste Lipse, Maurice Maeterlinck ou Girolamo Santocono.
Un Album où le lecteur trouvera des surprises. Qui se souvient par exemple que des textes occupant dans l’histoire de la littérature française un statut fondateur, comme La Cantilène de Sainte Eulalie ou Aucassin et Nicolette, ont été rédigés l’un dans la partie du Hainaut devenue française seulement après la conquête de Louis XIV, et l’autre aux confins de cette région ? Que des physiciens belges (Théophile de Donder en particulier) ont joué un rôle essentiel dans le développement et la diffusion de la théorie de la relativité ou de celle du Big Bang ? Que le Belge Robertson fut l’inventeur du « phantascope », le précurseur du cinéma ? Qu’une Belge fut au nombre des participantes aux jeux Olympiques la première fois que la natation féminine y fut admise ?
Née à l’occasion de la création d’une bibliothèque belge offerte par les Archives & Musée de la littérature de Bruxelles à l’Université italienne de Salerne, cette mosaïque d’études a été composée par des chercheurs de cette Université spécialistes dans différentes disciplines et se termine par un entretien télévisé sur le rôle européen de la Belgique, siège du Conseil de l’Europe.
La Belgique : une histoire et un espace culturel dont on ne dira jamais assez la singularité !

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La bande dessinée, c’est comme le cinéma,même si c’est un cinéma de pauvres(Hugo Pratt)

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La bande dessinée, c’est comme le cinéma, même si c’est un cinéma de pauvres Hugo Pratt Hergé vu par Robert Kayaert – Doc. AML 219 « Réalités » et « créations » : profil du cinéma belge Marco PISTOIA 1. Origines et premiers développements Si l’on voulait donner une date de naissance au cinéma belge, et dé- signer les personnalités responsables de son développement futur, deux noms viendraient à l’esprit, ceux de créateurs qui ont joué un rôle im- portant au temps du pré-cinéma : Étienne-Gaspard Robert, dit Robertson (1763-1837), et Joseph-Antoine Ferdinand Plateau (1801-1883). Robertson est un physicien aéronaute, célèbre pour avoir amélioré les modèles de lanternes magiques existant déjà à l’époque grâce à l’invention du « fantascope », appareil qu’on a pu considérer comme le précurseur le plus direct du cinéma. Placé derrière un écran transparent, le fantascope projette – sans que les spectateurs ne puissent le voir – des images peintes sur verre, fixées ou animées. Il les fait s’approcher, s’éloigner ou disparaître tout à coup. Figure bizarre d’homme aux intérêts multiples, Robertson monte des spectacles que l’on pourrait décrire rapidement comme des combinai- sons complètes et spectaculaires d’effets visuels, acoustiques et lumi- neux, trois composantes qui devaient jouer un rôle essentiel dans le développement du cinéma. En 1832, Joseph-Antoine Ferdinand Plateau (1801-1883), lui, in- vente le « phénakitiscope », disque de carton...

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