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Les organisations régionales européennes et la gestion des conflits

Vers une régionalisation de la sécurité ?

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Edited By Gaëlle Pellon and Michel Liégeois

Le continent européen se caractérise par une forte densité en organisations intergouvernementales compétentes dans le domaine de la sécurité. Ces deux dernières décennies, ces organisations ont vu leurs activités se multiplier, alors qu’en même temps les institutions elles-mêmes connaissaient d’importantes évolutions.
Si la littérature consacrée à ces organismes et aux conflits dans la gestion desquels ils furent impliqués est abondante, beaucoup plus rares sont les tentatives d’appréhension globale des activités multilatérales de prévention et de gestion des conflits en Europe. C’est ce vide que s’efforce de combler cet ouvrage collectif en proposant un large panorama des structures institutionnelles, des instruments et des actions des organisations régionales au profit de la sécurité en Europe.
L’originalité de la démarche empruntée est double. Elle réside tout d’abord dans la logique ternaire qui a présidé à l’ordonnancement des contributions. Cette logique correspond aux trois moments clés de la gestion des conflits, à savoir la prévention de leur émergence, de leur expansion et de leur récurrence. La seconde originalité de l’ouvrage réside dans sa volonté d’appréhension holistique de l’action des organisations régionales en Europe. Au-delà des institutions elles-mêmes, c’est bien la capacité globale de l’ensemble de celles-ci à gérer les conflits en Europe qui est évaluée par les auteurs. Les articles d’introduction et de conclusion servent cet objectif en proposant une conceptualisation systématique et en ouvrant de nouvelles perspectives de recherche liées à l’analyse de la coopération interinstitutionnelle.

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L’Union européenne et le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie Joël Hubrecht 289

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289 L’Union européenne et le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie Joël HUBRECHT Chargé de mission à l’Institut des hautes études sur la Justice (France) L’Union européenne ne s’est jamais dotée de véritable doctrine en matière de sortie de conflit. Pourtant, sa vocation originelle est de pacifier un continent qui engendra deux guerres mondiales. C’est aussi sur son sol, dans la ville de Nuremberg, qu’œuvra, à l’initiative des Américains, le premier tribunal pénal international, lointain prototype de la Cour permanente qui, cinquante ans plus tard, fruit d’un traité négocié et signé à Rome par cent vingt États, siégera à La Haye. À ce jour, les pays de l’Union se déclarent unanimement convaincus de la nécessité d’une justice internationale. Tous ont adhéré à la Cour pénale interna- tionale (CPI). De plus, une position commune a été arrêtée en 2001, et un plan d’action adopté, le premier de la sorte et le plus ambitieux dont la Cour puisse se prévaloir1. Dans cette vieille histoire, le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) occupe une place particu- lière. Il constitue un jalon crucial dans l’appropriation par l’UE de l’idée de justice internationale en même temps qu’il en révèle les ambiva- lences. Aussi l’étude des relations de l’UE et du TPIY livre-t-elle des leçons cruciales pour l’avenir de la politique européenne envers la CPI et, par son éclairage des rapports entre politique et justice,...

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