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Le traitement de l’article en français depuis 1980

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Audrey Roig

Expédition à la fois scientifique, chronologique et géographique, cet ouvrage tente de faire le point sur les natures, les fonctions et les valeurs couramment assignées à l’article, perçu tantôt comme un apport, tantôt comme un support du nom, et ce depuis 1980, date qui marque un tournant symbolique en grammaire.
De loin la plus empruntée, la voie de l’article-apport nominal est remarquée dans chacune des cinq écoles linguistiques sélectionnées (la grammaire scolaire, la linguistique énonciative, la psychomécanique du langage, la linguistique cognitive et quelques-unes des grammaires formelles). La deuxième tendance, d’essor tardif, ne parait être adoptée aujourd’hui encore que par certaines grammaires de constituants et quelques psychosystématiciens. Les conceptions de l’article sont donc multiples, et les discours sont hétérogènes en cette aube du XXI e siècle. Cet ouvrage dresse ainsi le bilan des recherches et retrace les théories contemporaines, souvent hétérogènes, sur l’article en français.

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Conclusion 213

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213 Conclusion Conclure en parlant de la vie reposée de l’article serait fortement contradictoire avec l’ensemble de ce que nous venons d’exposer au travers de cet ouvrage. L’article, au contraire, n’a cessé d’intéresser de plus en plus les chercheurs. De naissance discrète (IXe), il devint tardivement le sujet d’une classe grammaticale propre (XVIIe), droit que les analyses scientifiques de la première moitié du XXe siècle s’empressèrent de lui retirer. En effet, à cette époque où proliférèrent les théories sur le langage, l’article ne manqua d’éveiller la curiosité. Les linguistes commencèrent alors à labourer son champ et à ensemencer les graines de nouvelles thèses, de sorte à faire reverdir plusieurs parcelles de terre articulaire. Il devint aussitôt ardu de parler de la nature et de la fonction de l’article, chaque courant linguistique développant sa propre pensée. Au lendemain des années 1980, la plupart des écoles linguistiques nées au début du XXe ont disparu, non sans avoir laissé de traces. Elles ont incontestablement posé un certain nombre de jalons, racines de l’essor conséquent qui s’ensuivit. Nous continuons aujourd’hui, par exemple, d’utiliser les tests distributionnalistes. L’étiolement des courants linguistiques est néanmoins manifeste ; nous avons souligné au fil de ce travail la difficulté de ranger certains chercheurs dans un mouvement, ne pouvant déceler chez eux tout au plus que des tendances. Bon nombre de linguistes ont en effet tenté de concilier différentes approches, sans pour...

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