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Lisa

Recherche éthique / Préface : Marcel Voisin / Traduction et adaptation : Nicole Decostre

Matthew Lipman and Ann Margaret Sharp

« Cultivons notre jardin ! » écrivait Voltaire. Notre jardin éthique en particulier, car l’éthique s’invite au cœur de notre vie quotidienne comme dans les grands problèmes de l’Humanité, en tous temps, en tous lieux, en toutes circonstances.
La méthode ici exposée cherche à donner des pistes d’interrogation et de travail sur la recherche éthique. Sous la forme d’un manuel, cet ouvrage donne les clés nécessaires pour appréhender toute problématique éducative, en famille comme à l’école, au travail comme dans les loisirs.
On trouvera une illustration de la recherche éthique à travers le roman Lisa, édité en parallèle chez PIE Peter Lang, qui rend compte des aventures d’une jeune adolescente curieuse et volontaire.

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CHAPITRE I 37

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37 CHAPITRE I Préface Dans ce chapitre, on trouve un certain nombre de courants de pensée qui sont reliés et qui sont exemplifiés par des questions comme : « Comment traiter les animaux ? », « Faut-il une cohérence entre nos actes et nos idées ? » et, question plus générale, « Comment nous, humains, devrions-nous vivre ? » Outre ces cou- rants majeurs, on trouve nombre d’autres questions pouvant servir à des discussions fructueuses en classe. Par exemple, « Les animaux ont-ils des droits ? », « Les enfants ont-ils des droits ? », « Que se passe-t-il quand on se moque ? » Tout au long du chapitre, Lisa envisage la façon dont sont traités les animaux. Dans les discussions en communauté de recherche, la différence est faite entre tuer les animaux pour se nourrir et les chasser par sport, par plaisir. Certains arguments sont proposés pour défendre la chasse : elle servirait à lutter contre la surpopulation des animaux. Arguments émis en réaction au sentiment très fort d’identification de Lisa avec les animaux et au malaise que provoque en elle le fait de les manger. Au début, deux possibilités sont émises : la première, c’est qu’en tuant des ani- maux, on s’habituerait à la cruauté, ce qui risquerait de faire accepter plus facilement que l’on tue des êtres humains ; la seconde, c’est, au contraire, qu’en tuant des animaux, on libérerait des tendances agressives normalement refoulées, ressentant dès lors moins le besoin de maltraiter les êtres humains. Un autre argument encore...

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