Show Less

La démocratie participative au Brésil

Promesses tenues et dynamiques ouvertes

Edited By Isabel Georges and Pierre Tripier

Ce livre illustre et analyse la recherche parfois tâtonnante de formes d’expression, d’organisation et de revendications politiques des milieux populaires brésiliens dans les années 2000. Il se propose ainsi de penser concrètement les avancées et limites de la démocratie participative. À partir d’enquêtes empiriques originales, souvent de type ethnographique, réalisées dans leur quasi-totalité par des auteurs locaux, fins connaisseurs et parfois militants des mouvements étudiés, cette collection d’articles fait varier autant les dimensions qui font l’objet des mobilisations étudiées (violence, recyclage, habitat, etc.) que les échelles d’analyse. Ainsi, et en dépit de preuves contraires souvent apportées, ce ne serait peut-être pas le niveau d’institutionnalisation de ces pratiques innovantes qui en définit l’aboutissement (assemblées publiques, tissu associatif local et religieux ou budget participatif, etc.) que l’inventivité et la capacité de « résilience » des « forces vives ».

Prices

Show Summary Details
Restricted access

Introduction 9 (Isabel Georges et Pierre Tripier)

Extract

9 Introduction Isabel GEORGES et Pierre TRIPIER IRD – Institut de recherche pour le développement, UMR 201 « Développement et sociétés » Ancien Professeur des Universités Une des raisons pour lesquelles la vulgate voudrait que notre monde fût plus compliqué et imprévu que celui de nos parents tient, selon des auteurs, de Montaigne à Simmel, au fait que nous n’avons pas les bons outils intellectuels pour le comprendre. De façon plus raffinée, cette même constatation est faite par certains Anglo-saxons qui, s’interrogeant sur la relation entre présent, passé et avenir, essaient de séparer ce qui est récurrent de ce qui émerge. S’inspirant du travail pionnier de Bergson (1889 & 1934), tant G.H. Mead (1932 & 1938) qu’A.N. Whitehead (1929 & 1934), à la suite du grand historien allemand L. von Ranke, constatent en effet que l’histoire s’écrit seulement au présent1. Pour eux, les découvertes des historiens viennent de ce qu’ils interrogent leurs archives avec les yeux renouvelés, ceux de l’actuelle conjoncture dans laquelle ils vivent, d’où le perpétuel danger d’anachronisme. Mais le danger n’est pas moins important de saisir le présent comme un produit des chaînes de causalité passées, de ne pas percevoir les ruptures créées par les évènements ; de vivre dans un monde éternellement structuré à l’identique, où le neuf n’est que reproduction ; où, comme le dit Marx, les tragédies se répètent en comédie. Si l’histoire s’écrit au présent,...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.