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Théâtres d’Asie et d’Orient

Traditions, rencontres, métissages

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Edited By Eve Feuillebois-Pierunek

Ce livre offre un panorama des formes théâtrales – traditionnelles ou modernes – d’Asie et d’Orient, du Japon au Maroc en passant par la Turquie et Israël, pour la première fois réunies en un même volume dans une perspective comparatiste. Deux espaces s’y dessinent, d’une part l’Extrême-Orient et l’Inde où l’art théâtral est une évidence et appartient à la « grande » littérature, et d’autre part le Moyen-Orient où son statut est moins assuré en raison de sa position mineure dans la hiérarchie des arts. De même, deux sortes de théâtres se succèdent, se complètent ou s’opposent : les formes traditionnelles, caractérisées par la stylisation et le recours à toute la palette des arts visuels et auditifs, et les formes modernes, partout inspirées de l’Occident, avec plusieurs types d’assimilation. Les articles de ce volume tentent de proposer une définition interculturelle du théâtre, d’en distinguer les genres et d’en déterminer les fonctions, en partant de la présentation des différentes expressions théâtrales traditionnelles. Ils étudient les modalités de rencontre de celles-ci avec le théâtre occidental, les métissages ou évolutions qui en ont résulté, les thématiques et aspects formels qui ont retenu l’attention des dramaturges modernes et contemporains d’Asie.

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Théâtre coréen d’hier à aujourd’hui. Quelques points de repère

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Théâtre coréen d’hier à aujourd’hui Quelques points de repère1 Cathy RAPIN Université Hankuk des études étrangères, Séoul, Corée du Sud L’histoire du théâtre coréen d’hier à aujourd’hui ne saurait être saisie en dehors des relations qui, au sein de sa culture, le lient à des pratiques du spectaculaire, ni en dehors des relations avec les théâtres du monde. Nous nous proposons donc ici de poser quelques points de repère d’une histoire encore mal connue, en considérant d’ores et déjà, pour ne plus avoir à y revenir par la suite, que la fin du XIXe siècle, qui a été une période de sédentarisation des troupes itinérantes coréennes jouant en plein air, a favorisé le développement de nouvelles formes d’expression, préparant ainsi le terrain pour le théâtre (Kim Young-ja, 1981). C’est en effet à la fin de ce siècle que les différents arts du spectacle se sont rencontrés en ville et entre les murs, tout particulièrement avec la construction, en 1902, d’un lieu devant servir aux cérémonies offi- cielles, qui se transforma en salle de spectacles, le Hyômnyulsa (1902- 1906). Cette salle, accueillant chanteurs, danseurs, acrobates, musiciens et comédiens en tous genres, est considérée comme le premier théâtre national, où fut présenté un premier spectacle théâtralisé ou « théâtre chanté », le ch’anggûk2. Ce spectacle, issu d’une narration chantée et parlée par...

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