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Théâtres d’Asie et d’Orient

Traditions, rencontres, métissages

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Edited By Eve Feuillebois-Pierunek

Ce livre offre un panorama des formes théâtrales – traditionnelles ou modernes – d’Asie et d’Orient, du Japon au Maroc en passant par la Turquie et Israël, pour la première fois réunies en un même volume dans une perspective comparatiste. Deux espaces s’y dessinent, d’une part l’Extrême-Orient et l’Inde où l’art théâtral est une évidence et appartient à la « grande » littérature, et d’autre part le Moyen-Orient où son statut est moins assuré en raison de sa position mineure dans la hiérarchie des arts. De même, deux sortes de théâtres se succèdent, se complètent ou s’opposent : les formes traditionnelles, caractérisées par la stylisation et le recours à toute la palette des arts visuels et auditifs, et les formes modernes, partout inspirées de l’Occident, avec plusieurs types d’assimilation. Les articles de ce volume tentent de proposer une définition interculturelle du théâtre, d’en distinguer les genres et d’en déterminer les fonctions, en partant de la présentation des différentes expressions théâtrales traditionnelles. Ils étudient les modalités de rencontre de celles-ci avec le théâtre occidental, les métissages ou évolutions qui en ont résulté, les thématiques et aspects formels qui ont retenu l’attention des dramaturges modernes et contemporains d’Asie.

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Le théâtre vietnamien. Une rencontre avec l’Occident dans la première moitié du XXe siècle

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Le théâtre vietnamien Une rencontre avec l’Occident dans la première moitié du XXe siècle Corinne CONTINI-FLICKER et NGUYEN Phuong Ngoc Université Aix-Marseille En arrivant dans les territoires nouvellement conquis qui répondaient aux noms exotiques de Cochinchine, Tonkin et Annam1, les Français ont découvert, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, une tradition théâ- trale vieille de plusieurs siècles. Le chèo populaire [figure 34]2 et le tuồng savant [figure 35], composés essentiellement de chants et de danses, seront désormais désignés par le terme de théâtre « chanté », par opposition au théâtre occidental « parlé ». Le théâtre français a été connu de la population vietnamienne dès le début de la colonisation. L’école et la presse ont constitué sans doute les vecteurs les plus puissants pour sa diffusion. Du côté du gouvernement colonial, le théâtre a été considéré, avant d’être un symbole du rayon- nement culturel de la France, comme un remède efficace contre l’ennui qui guettait les coloniaux trop peu nombreux et perdus dans la masse de la population indigène. On s’est donc soucié très tôt de l’organisation des saisons théâtrales en Indochine. Le théâtre municipal de Saigon a été inauguré en 1900, celui de Hanoi en 1911 et celui de Haiphong en 1912. On y assistait à des représentations d’opéras-comiques, d’opérettes et de comédies, données...

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