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Atomes sous surveillance

Une histoire de la sûreté nucléaire en France

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Cyrille Foasso

Cet ouvrage a reçu le prix Paul Biro 2013 Prévention des risques.

L’accident de Fukushima, 25 ans après la catastrophe de Tchernobyl, est venu rappeler au monde l’ampleur des conséquences possibles d’un accident nucléaire.
Comment s’est construite la gestion du risque nucléaire en France au cours des 70 années d’histoire de cette source d’énergie, tant lors de la conception, la construction ou l’exploitation des centrales ? Comment les spécialistes de la sûreté ont-ils répondu à la question de l’accident maximal à prendre en compte ? Quels ont été les critères de sélection des sites où implanter les installations nucléaires ? À quelle distance minimale des zones fortement peuplées ? C’est ce que découvrira le lecteur dans cet ouvrage qui s’appuie sur des sources d’archives inédites et des entretiens avec ses principaux acteurs.
Sur un plan sociologique, l’ouvrage met en lumière l’évolution du rôle des protagonistes du monde nucléaire français, entre promoteurs industriels, experts de sûreté et ingénieurs de l’administration chargés de son contrôle, dans un contexte mouvant où la sensibilité environnementale de l’opinion vient modifier le dialogue traditionnel entre ingénieurs des grands corps.
Cet ouvrage livre ainsi une grande fresque où les acteurs sont aussi bien les neutrons, les grandes agences gouvernementales, les colloques internationaux, que les ingénieurs du Corps des Mines ou les manifestations d’opposants.

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TROISIÈME PARTIE. LES RÉPERCUSSIONS DU TRANSFERT DE TECHNOLOGIE DEPUIS LES ÉTATS-UNIS, REDISTRIBUTION DES RÔLES, CONTINUITÉ DANS LA DOCTRINE DE SÛRETÉ (1970-1979)

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TROISIÈME PARTIE LES RÉPERCUSSIONS DU TRANSFERT DE TECHNOLOGIE DEPUIS LES ÉTATS-UNIS, REDISTRIBUTION DES RÔLES, CONTINUITÉ DANS LA DOCTRINE DE SÛRETÉ (1970-1979) 235 CHAPITRE 8 La mise en place du tripode de la sûreté Les années 1967-1973 marquent un tournant dans l’histoire du déve- loppement de l’énergie nucléaire en France, puisqu’elles voient l’abandon de la filière « française » graphite-gaz au profit de la filière américaine à eau légère. Ce tournant va conduire à une réorganisation complète des différents acteurs impliqués dans le jeu nucléaire français, que ce soit au CEA, à EDF, dans l’industrie ou encore au sein de l’admi- nistration avec la création d’un service confié au Corps des mines et chargé de la sûreté nucléaire. 8.1. La guerre des filières 8.1.1. L’abandon du graphite-gaz Sans entrer dans le récit des arcanes de ce qu’on a appelé la « guerre des filières » qui a marqué la fin des années 1960 en France et dont les épisodes ont été relatés par de nombreux auteurs,1 notons schématique- ment que d’âpres conflits se sont déroulés entre le CEA d’une part, fervent défenseur de la filière qu’il a développée, en particulier sous la houlette de Jules Horowitz, et EDF de l’autre, plus attirée à partir de 1966 par les performances économiques des réacteurs à eau légère développés...

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