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La participation à l’épreuve

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Edited By Sébastien Brunet, Frédéric Claisse and Catherine Fallon

« Tournant délibératif », « impératif participatif » : aujourd’hui, nombreux sont les citoyens, décideurs et chercheurs qui voient dans la participation un moyen d’approfondir et de revitaliser le processus démocratique. Cependant, les dispositifs concrets qui visent à associer à un même processus (de connaissance ou de décision) des parties prenantes aux intérêts divergents relèvent encore largement de l’expérimentation. Qu’est-ce qui fait le succès ou l’échec d’une expérience participative ? Selon quels critères l’évaluer ? Comment concevoir des dispositifs qui « tiennent » ?
Davantage qu’une défense des mérites de la participation, cet ouvrage en propose une mise à l’épreuve, à travers une série de retours d’expériences. Centrés, d’une part, sur l’exploration de controverses et, d’autre part, sur l’évaluation de politiques publiques, les chapitres décrivent les défis méthodologiques auxquels des chercheurs ont été confrontés pour intégrer des publics hétérogènes au processus de décision et faire émerger des représentations essentielles à la compréhension de phénomènes politiques et sociaux. L’ouvrage invite ainsi à une meilleure appréhension de cette aventure participative passionnante mais incertaine, à travers des approches de chercheurs partageant une expérience et une culture méthodologique commune.

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INTRODUCTION : À l’épreuve de la participation - Frédéric CLAISSE

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9 INTRODUCTION À l’épreuve de la participation Frédéric CLAISSE Chargé de cours adjoint au Département de Science politique, Université de Liège « L’évaluation du travail à l’épreuve du réel », « L’école à l’épreuve de la performance », « Les jurys d’assise à l’épreuve de la justice », « Agricultures à l’épreuve de la modernisation », « La dualité des sexes à l’épreuve de la science » : à en juger par ces quelques titres, choisis presque au hasard, d’ouvrages récents comprenant l’expression « à l’épreuve », on pourrait penser que les sciences humaines et sociales prennent un savant plaisir à maltraiter leurs objets. S’agissant, en l’occurrence, de « participation à l’épreuve », quel mauvais traitements le lecteur de cet ouvrage doit-il redouter ? Dans les titres que nous venons de citer, un élément plus fort ou plus solide (le « réel », la « per- formance », la « modernisation », la « science ») semble servir de limite à laquelle l’objet investigué vient se heurter ou se mesurer : sans avoir lu ces ouvrages, on se doute que ni l’école, ni l’évaluation du travail, ni les jurys d’assise, ni la dualité des sexes ne sortiront indemnes de la con- frontation. Or, le recours à la participation dans des processus d’information ou de décision politique est encore bien fragile et les critiques à son en- contre restent nombreuses. Comparé à la longue histoire de la démocra- tie représentative, l’appel à la participation de citoyens « ordinaires », au nom même de leur expertise profane, à des débats publics parfois très techniques sur des questions controversées...

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