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Mission en retour, réciproque et interculturelle

Étude sur la présence chrétienne africaine en Belgique

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Mupeke (Paul) Dibudi Way-Way

Cet ouvrage étudie la contribution de la diaspora chrétienne africaine en Europe, à travers la présence des Églises et des pasteurs, à la mission de l’Église chrétienne au XXI e siècle. En d’autres termes, celui qui avait reçu la mission hier devient missionnaire envers celui qui jadis fut son « Évangélisateur ».
Il s’agit du grand thème que plusieurs africanistes occidentaux appellent : Mission en retour, mission réciproque ! Se penchant sur ce nouveau phénomène religieux encore peu étudié, l’auteur aborde ici une réflexion théologique principalement missiologique pouvant inspirer des initiatives concrètes en faveur du dialogue interculturel.
Si jusqu’à présent, l’Église en Afrique est classée du côté de celles qui ont reçu et bénéficient des entreprises missionnaires, le temps est venu pour le christianisme africain, écrivait John Mbiti, d’aller au-delà des mers et d’apporter en retour une présence chrétienne aux pays, aux valeurs et aux mouvements d’idées en Europe, en Amérique et en Asie.
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Chapitre 3. Le protestantisme belge et l’Afrique

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CHAPITRE 3

Le protestantisme belge et l’Afrique

Le concept de « protestantisme » désigne aujourd’hui toutes les dénominations qui trouvent dans la Réforme leur origine spirituelle, sinon historique. La référence à la Réforme nous fait remonter à l’épisode de la protestation élevée lors de la Diète de Spire en 1529 par des princes et des représentants de villes acquises à la Réforme refusant de condamner cette dernière et de la combattre dans les États et villes concernés.

Hubert Bost1 qualifie le protestantisme dans sa forme actuelle comme l’une des trois expressions fondamentales de la chrétienté contemporaine, à côté du catholicisme romain et de l’orthodoxie orientale. Il n’est pas constitué d’une seule Église, mais d’un ensemble d’Églises qui ne sont pas nécessairement toutes en communion les unes avec les autres. Ainsi, grande est la diversité des tendances théologiques et culturelles qui s’expriment en son sein. Définir le protestantisme amène souvent, comme le souligne Yves Bizeul, à faire jouer certains modes d’identification socioculturelle qui tendent à en exclure d’autres qui ont une grande importance2. C’est ce qui m’entraîne à considérer l’apport assez original de Paul Tillich qui, dans son génie propre, parle du « principe protestant » comme mode d’identification fondamental. Il s’agit d’un principe de négation : du non dialectiquement dépendant du oui, ou de l’être présent dans le non-être. C’est en tant qu’il incarne ce...

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