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Modes de gouvernance dans quatre métropoles latino-américaines (Buenos Aires, Caracas, Mexico et São Paulo)

Entre logiques institutionnelles et acteurs

Edited By Christian Azaïs and Marielle Pepin-Lehalleur

Cet ouvrage est le fruit d’une recherche collective menée par des chercheurs argentins, brésiliens, français, mexicains et vénézuéliens provenant d’horizons disciplinaires divers. Deux axes directeurs ont guidé les travaux : la gouvernance et la globalisation. La gouvernance est appréciée dans sa qualité de processus et mode de régulation et d’expression des rapports entre acteurs sociaux, mais aussi entre eux et les pouvoirs publics. Cette démarche permet de l’appréhender de manière novatrice, à l’opposé de la vision normative des best practices développée par les organisations internationales.
D’un enjeu à l’autre, les modes de gouvernance révèlent le poids des contextes nationaux et mondiaux, ce qui conforte l’idée d’une globalisation productrice de deux processus indissociables, l’uniformisation et la différenciation. Nous l’avons vérifié dans le domaine de l’habitat, mais aussi dans celui du travail, de la consommation ou des illégalismes. Notre analyse s’appuie sur l’hypothèse que les systèmes d’acteurs s’agencent et se transforment dans le cadre prégnant des changements économiques et sociaux exigés par la globalisation aux métropoles qui veulent s’y faire une place. Buenos Aires, Caracas, Mexico et São Paulo sont les terrains d’enquête. L’analyse privilégie les logiques institutionnelles auxquelles concourent les acteurs, leurs répertoires d’action et l’appréhension du quotidien qu’ils expriment à travers leurs pratiques et qui ont un impact sur les institutions.
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De la lutte des places à Buenos Aires : crise du logement et boom immobilier (1990-2010) (Marie-France Prévôt-Schapira & Rodrigo Cattaneo Pineda)

 

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Marie-France PRÉVÔT-SCHAPIRA & Rodrigo CATTANEO PINEDA

Université Paris 8/CREDAetDocteur en Géographie – Université Paris 8/CREDA

Notre propos part d’une question centrale pour le programme Metraljeux. Dans quelle mesure les processus de démocratisation et de décentralisation qui ont porté à la tête des grandes villes des gouvernements « de gauche » ont permis de mettre en place des politiques publiques et des formes de participation alternatives à celles imposées par les doctrines de la « bonne gouvernance » ? En d’autres termes, l’avancée de la mondialisation et de ses effets dévastateurs peuvent-ils être endigués ou tempérés par les nouvelles équipes municipales qui ont affiché une sensibilité à la question sociale et défendu le « droit au logement » et le « droit à la ville » ?

Dans les métropoles que nous considérons, le logement du plus grand nombre reste, à des degrés divers, un enjeu et un défi. Si notre présentation se limite ici au cas de Buenos Aires, notre recherche se nourrit de la dimension comparative du programme Metraljeux (Prévôt-Schapira, 2013)1. Nous faisons l’hypothèse que nous sommes en présence de régimes de gouvernance qui résultent des logiques politiques et institutionnelles qui ont caractérisé les trajectoires des villes ainsi que de leur mode d’insertion dans la mondialisation.

Dans le cas de Buenos Aires, notre analyse part du constat suivant. Au cours des dix dernières années, la crise du logement n’a...

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